



Vins et terroirs :
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Vin de Pays l’Hérault « Blanc » : : la Grange des Pères blanc est un assemblage de Roussanne (forte dominante) et Chardonnay, complété par de la Marsanne et du Gros Manseng, issus du massif de l’Arboussas. Les deux ans d’élevage se font en demi-muid Seguin Moreau.
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Vin de Pays de l’Hérault « Rouge » : assemblage de Syrah et Mourvèdre (40% chacun) complétés par du Cabernet Sauvignon (plantée en 1994) et un peu de Counoise. Élevage en fûts neufs, d’un vin et de deux vins (1/3 de chaque). Les vignes de Syrah, Cabernet Sauvignon, plantées sur le massif de l’Arboussas sont exposées nord/nord-est. Le Mourvèdre et la Counoise sont plantés en plaine, exposés sud sur un terroir de galets roulés leur permettant une meilleure maturation. Depuis 2006, quelques ares de Petit Verdot, planté en plaine avec le Mourvèdre, sont destinées à l’assemblage des prochains millésimes, afin de gagner encore plus de fraîcheur.

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Vin de Pays de l’Hérault blanc :
Nov. 2008 : Blanc 2008 : (Malo non faite, sur demi-muid). Très joli nez flatteur, évoquant les fleurs blanches et les agrumes. La bouche est fraîche, franche, bien tendue et soutenue par un beau gras. La finale révèle un grillé plus marqué.
Nov. 2008 : Blanc 2007 : (Malo faite, sur demi-muid). Un vin retenu et qui « grille » assez nettement avec des notes de pierre à fusil. En bouche, il est très gras, ample et soyeux. L’attaque se fait sur des arômes citronnés, puis évolue dans un registre plus grillé et noisetté. L’acidité est peu perceptible. De fait le vin en impose mais sans paraître lourd.
Nov. 2008 : Blanc 2006 : (Sur cuve, avant mise). C’est un privilège d’avoir pu goûter ce millésime qui ne sera peut être pas commercialisé. La majorité des raisins ayant été mangée par des sangliers avant les vendanges, la production est infime (moins de 1000 cols). Autant la bouche est généreuse, ample et ciselée par une belle fraîcheur en finale, autant le nez reste marqué par des notes de miel, d’épices, de raisin de Corinthe et de fruits à l'eau-de-vie. Il nous faudra certainement rester sur cette impression.
Août 2009 : Blanc 2002 : Nez complexe, grillé, fumé, raisins de Corinthe, note de pierre à fusil. Bouche ample, puissante, profonde, avec droiture et harmonie, mais un brin démonstrative. Belle longueur.
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Vin de Pays de l’Hérault rouge :
Juin 2012 : Rouge 2009 : complètement ouvert, le vin s'exprime sur des nuances sauvages d'une très grande personnalité avec des herbes aromatiques (thym, romarin, garrigue), des notes animales (musc, cuir frais) et végétales (tabac brun, bâton de réglisse) nobles, puis enfin des fruits confits (abricot, fruits noirs). L'ensemble est impressionnant de netteté et de précision, qui plus est pour un millésime chaud. L'attaque offre une très grande maturité de tanin, laissant dans la bouche une sensation de sucrosité des tanins. Le vin s'allonge sur un corps dense, ferme mais moelleux, et finit sur les arômes du nez. L'allonge est interminable et accentue la sensation de race et de « sud » perçue. Le suivre au vieillissement sera passionnant, mais c'est déjà un Grand Vin.
Aout 2012 : Rouge 2008 : robe profonde, violacée, très jeune. Grande complexité aromatique au nez, avec des parfums épicés, de fruits noirs variant sur le burlat, des notes balsamiques et animales, le tout soutenu par l’expression d’un boisé fin et délicat. La bouche est d’une énergie folle ; les tanins sont fins, soyeux, délicat. La matière est ciselée, le vin est bâtit sur une acidité vive, mais parfaitement maitrisée. Elle donne au vin une grande profondeur et une longueur intense. Beaucoup de fougue, comme l’est souvent le cru jeune, mais avec une plénitude déjà de haut niveau. Grand.
Avril 2010 : Rouge 2007 (Mise récente) : un nez charmeur, presque « macho » sur des parfums floraux, petits fruits rouges, fumé/salin complétés par un léger vanillé. La bouche n’est pas encore totalement disciplinée. L’attaque est franche, fraîche et droite. Puis la matière se fait plus grasse et ample, soutenue par des tanins pointus et marqués de quelques notes d’élevages. Enfin la finale s’allonge et s’étire sur des notes salines, vanillées et légèrement chaleureuses. Tous les éléments sont là, le temps ne demande qu’à les assagir. Fougueux
Avril 2010 : Rouge 2006 (magnum) : un nez pas franchement net sur le seul magnum de la série : menthol avec une déviance volatile, presque colle/acétate. La prise en bouche rassure, le vin est ample et franc. Mais dés le milieu de bouche, l’ensemble tend à se décharner, les tanins collent au palais et la finale révèle des notes d’élevage bien trop prégnantes pour le cru. Loin de l’esprit, à revoir…
Avril 2010 : Rouge 2005 : le 2005, c’est une Grange dans ce qu’elle a de plus stylé : bouquet complexe, intense charmeur, s’axant autour d'arômes d’anchois, de fumé noble, de myrtille, d’herbes aromatiques, de garrigue. La bouche est elle aussi, l’archétype d’une Grange : indescriptible ! Grande harmonie de texture ; grain de tanin acidulé et sapide ; matière à la fois mûre, puissante et fine ; et belle allonge sur de petites notes végétales rafraichissantes. Distingué
Avril 2010 : Rouge 2004 : joli nez qui renoue avec des arômes de syrah typés sans se dénuer de ses notes de mourvèdre complémentaires. Variation autour du parfum de violette, de cassis, de viande grillée, de fumé, d’épices. En bouche, le vin semble à parfaite maturité. Totalement fondu et soyeux, il développe de fins amers qui lui apportent une agréable fraîcheur salivante. Beau volume global, on apprécie sa justesse d’expression. Délicat
Avril 2010 : Rouge 2003 : nez mûr de fruits confits, de crème de cassis, de cuir, de cerise noire. Vin large, aux épaules carrées, à la structure robuste et aux tanins plus anguleux qu’à l’habitude. On relève toutefois une remarquablement colonne vertébrale acide qui tranche la matière de l’attaque à la finale et lui apporte une solide charpente. Bonne finale, qui « mâche » un peu mais sans sécheresse. Il ira loin. Prometteur
Avril 2010 : Rouge 2002 : nez assez discret, fin, sur des notes épicées et fruitées, délicatement fumées. Même si le vin ne développe pas un volume monstre, on apprécie en bouche sa structure précise, nette, propre et épurée. L’ensemble ne manque pas de chair et développe sa trame acidulée/salivante avec encore beaucoup d’aisance. Gracieux
Avril 2010 : Rouge 2001 : et là, on touche au sublime. Nez complexe, intense, charmeur, paraphé de notes d’anchois, de viande grillée, de violette, de fleurs séchées, de fruits rouges mûrs épicés. Vin d’une grande harmonie, qui se pose sur le palais et le flatte dès l’attaque. Difficile à décrire précisément tellement l’ensemble parait d’une grande évidence. Caressante, profonde, salivante, la finale laisse un grand goût de « reviens-y ». Magique
Avril 2010 : Rouge 2000 : nez stylé, dominé par la syrah sur des notes de violette, de bouquet garni, de poivre et de fumé doux. Même si l’ensemble parait relativement chaud et gras, le vin se structure autour d’une trame tannique salivante et précise. Toucher noble et grain sapide. Il montre le chemin au millésime suivant… Masculin
Avril 2010 : Rouge 1999 : il est vrai que ce nez un peu évolué de champignon et bouillon de légume peut rebuter. Toutefois la bouche est signée et soulignée, comme toujours, d’une grande rondeur ciselée par une belle acidité qui rend l’ensemble juteux, gourmand et frais. Petite pointe chaleureuse en finale mais qui lui confère aussi un supplément de chair. Contrarié
Avril 2010 : Rouge 1998 : nez de fruits mûrs, avec une touche saline/fumée caractéristique, et de jus de cuisson. En bouche, le vin est doux, ample, suave, gras et mûr sans excès. Ensemble plaisant est bien équilibré même si l’on pourrait s’attendre à un peu plus d’intensité. Seule la finale se pare de quelques notes végétales. Il passe sans brusquer. Modeste
Avril 2010 : Rouge 1997 : encore un nez diffus, enrobé, presque un peu confus sur des notes lardées, fumées, truffées et mentholées. Attaque plus grasse et plus pleine que sur le 96. Le vin développe des tanins coulants, bien intégrés dans une matière qui ne manque pas de corps. La finale se tend et s’étiole légèrement, l’ensemble parait franchir un cap tout en restant satisfaisant. Evolué
Avril 2010 : Rouge 1996 : léger réduit cassis, truffé, un peu herbacé et frais. Tendu dès l’attaque, avec une bouche droite, précise, mais dont la perception de fruit tend à décliner. Si la finale présente une belle allonge elle reste aussi tenue par une acidité dominante. L’ensemble demeure net et plaisant, plus en droiture qu’en volume. Svelte
Avril 2010 : Rouge 1995 : nez un peu moins ouvert mais également plus mûr dans l’expression avec des notes kirchées, cassis, poivre et fumé évoluant sur le cigare. Attaque raffinée, fraîche, ample qui développe une belle matière acidulée, soyeuse mais un peu stricte dans le grain de tanin. Finale fine. Mature
Avril 2010 : Rouge 1994 : nez fin, diffus, bien évolué, sur des notes de chocolat, cacao, menthol, herbes aromatiques et léger viandé. Attaque franche, à la fois structurée, enrobée et soutenue par une belle acidité. Frais et fringuant avec des tanins légèrement pointus. Bonne allonge. Serein
Sept. 2012 : Rouge 1993 : le nez est assez long à se faire à l’ouverture avec des notes d’humus. A l’air, il développe des arômes mentholés, épicés et de fruits cuits avec une légère trame végétale. La bouche est plutôt ample dés l’attaque avec un gras assez généreux. La matière est complète, douce, caressante, avec des tanins parfaitement lissés et surtout une belle fraîcheur qui confère à l’ensemble une vraie gourmandise. Malgré le millésime, il faut preuve après presque 20 ans d’âge, d’une très belle tenue. Beau vin.


Laurent Vaillé est un vigneron hors du commun. Toujours en quête d’excellence, c’est aussi un véritable paysan, rigoureux et travailleur. Un taiseux qui mesure chacune de ses paroles, une sorte d’ermite qui élude les questions avec le sourire malicieux - mais jamais suffisant - de celui qui tient à garder ses secrets. Un moment, une rencontre, une discussion avec cet homme au visage buriné et à la casquette perpétuellement vissée sur la tête est rare. Il s’en préserve, mais ce moment est intense et inoubliable. Si la rencontre avec son vin est plus fréquente, c’est au travers de celui-ci que l’on se doit de comprendre l’esprit Vaillé. La grange des Pères est un vin généreux, volubile, diablement charmeur, remarquablement suave, terriblement exquis, parfois un peu loin de l’image que se donne son géniteur. Et pourtant si proche de lui dans le fond, car la Grange des Pères est un vin hors du commun, empli de mystère. C’est un vin d’esthète qui procure un indéfectible plaisir à celui qui tente de le cerner. Le déguster, c’est un moment intense et inoubliable…
34150 Aniane





