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Les vins du moment
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Coups de coeur, découvertes ponctuelles, vins d'émotion, vins rares, anciens, singuliers : voici sous forme de simples compte-rendus quelques bouteilles qui nous ont beaucoup plu !


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Côtes du Rhône : Domaine Gramenon « Ceps Centenaires » 2006 (en magnum)
 
gramenon_ceps_centenairesNous avons déjà parlé du millésime 1990 ici, mais force est de constater qu'après le décès de Philippe Laurent, les grandes Mémé existent toujours. La preuve.
Passé un dégazage nécessaire, on a le plaisir de redécouvrir immédiatement le charme des vins du domaine lorsqu'ils sont à leur meilleur, avec ces parfums et ce naturel d'expression inimitable : le bouquet décline dans le désordre des notes de végétal noble, de fleurs, de poivre, de menthol, de framboise, de réglisse, de cassis et d'autres choses plus complexes. Ici la « carbo » de vieux grenache gagne en charme poétique et perd ses accents techniques de jeunesse pour décliner une palette quasi septentrionale diversifiée. Et comme pour tous les grands vins, la bouche se veut la parfaite continuité du nez, on y retrouve tous les parfums et surtout cette fraîcheur quasi miraculeuse, sidérante ; mais où sont passés les 14° d'alcool annoncés sur l'étiquette ? Il est difficile de savoir si cela est attribuable à la biodynamie, au terroir, au style de vinification, ou que sais-je. Vin infiniment juteux et évident, très rémanent, qui se boit à grandes gorgées pour le simple et surtout intense plaisir qu'il procure.
Une grande bouteille. Ou plutôt, un grand magnum !
 
 
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Barolo : Giacomo Conterno « Riserva Monfortino » 1998

giacomo_conternoMonfortino est au Piémont ce que la Romanée-Conti est à la Bourgogne du vin. Pourtant, on sait finalement peu de choses de ce vin et de ses géniteurs, car cette branche de la famille Conterno, à défaut de cultiver le secret, a toujours vécu et travaillé dans la discrétion. Au départ était Giacomo Conterno, père de Giovanni Conterno, lui-même père de Roberto Conterno, qui préside aux destinées actuelles de ce domaine mythique. A l'instar des caves de Bruno Giacosa, Bartolo Mascarello, Beppe Rinaldi ou encore de la famille Burlotto à Verduno, on est ici en plein cœur de la tradition viticole la plus sincère des Langhe. Peu de choses sortent de l'ordinaire, mais de la vigne à la cave, tout est réalisé avec un sens de la perfection rare. Les vignes, situées sur le terroir de Cascina Francia au sud-est du vignoble de Barolo, sur la commune de Serralunga d'Alba, sont tenues avec grand soin. Les rendements sont drastiquement réduits et les vendanges se font à pleine maturité, y compris dans les millésimes jugés difficiles. Les raisins sont cuvés en général très longuement, puis pressés et écoulés en grands foudres de chêne de Slovénie pour un élevage qui va durer de quatre à plus de six années pour les nebbiolo du domaine. Le Monfortino étant le vin qui bénéficie du plus long élevage.
Goûté à l'aveugle puis à table, ce cru a évolué continuellement dans les verres de façon impressionnante, se déployant par vagues successives avec une profondeur, une épaisseur et une ampleur unique. Le premier nez - qui donnait à penser que l'on était sur un vin plus jeune - laissait entrevoir de très beaux parfums balsamiques évoluant sur la menthe, les épices, puis la prune, avec une noirceur aromatique saisissante. Mais à ce stade il était encore finalement peu formé et dégagé comparativement à une bouche incroyablement étoffée : de prime abord ramassée et compacte, la montée en température et l'aération ont permis aux tanins peaufinés et arrondis de se détendre et de délivrer une texture et saveur splendide. Quelle sensation de confort, de gras et de plénitude de goût, avec qui plus est une longueur phénoménale, comme il se doit. Un des plus grands vins piémontais que j'ai bu, évidemment ; mais surtout je ne pensais pas qu'il soit possible de vinifier un tel barolo dans un millésime souvent décevant comme 1998 peut l'être. Grand vin « modèle ».
Et accessit au passage à l'habillage magnifique et intemporel de cette bouteille, qui a peu changé depuis les débuts du domaine, un peu à l'image du style des vins de la tenuta. Il contribue, je pense, à rendre ce cru encore plus mythique.
 

 
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Bandol : Domaine Tempier « cuvée spéciale » 1982 (en magnum)
 
Tempier_82Situé au Plan du Castellet, au nord de Bandol, cette propriété appartient à la même famille depuis le milieu du XIXème siècle. Elle a connu son essor après la crise du phylloxera, lorsque les vignes du domaine furent entièrement replantées par Léonie Tempier. Le domaine compte aujourd’hui 38 hectares répartis sur plusieurs lieux-dits qui donnent naissance à quatre cuvées de rouge : Classique, Migoua, Tourtine et Cabassaou, toutes à dominante de mourvèdre. Les raisins sont totalement égrappés avant fermentation. Les vins sont élevés en foudres pour une durée de 18 mois minimum. Ce 1982, servi en magnum, porte la mention de « cuvée spéciale ». Cette cuvée, produite jusqu’en 2001, était composée à 85% de mourvèdre situé autour du domaine et à 15% de grenache situé sur la commune de Beausset..
La robe présente encore beaucoup de densité et de profondeur, ne trahissant son âge que par une turbidité élevée. Le nez se développera tout au long de la dégustation. Il s’ouvre sur des notes d’oranges sanguines, évoquant quelques « vieilles » syrah nord-Rhodanienne. Le spectre aromatique va ensuite tourner autour d’arômes viandés, de poivrons rouges grillés, de feuilles de tabac, d’épices et de cigare. D’intensité moyenne, il ne manque néanmoins pas de complexité. En bouche, l’attaque perlante trahit un excès de gaz carbonique résiduel. Dans ce cas, même si le procédé parait un peu barbare, il ne faut pas hésiter à carafer le vin et à vivement le dégazer. La bouche présente ainsi une superbe douceur tactile et surtout un équilibre magistral entre une matière mûre et une fraîcheur sous-jacente complètement enrobée dans la structure. Les tanins sont doux, suaves, enveloppants et l’alcool totalement imperceptible. On sent encore un petit quelque chose de sérieux et de « sauvage » dans ce vin, signature incontestable des grands mourvèdres, mais l’ensemble n’en demeure pas moins d’un grand ravissement.
Superbe vin à maturité.
 
 
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Vin de Pays de l’Hérault : Grange des Pères 1992

GDP_1992Déguster une bouteille de Grange des Pères est souvent pour nous un moment un peu particulier. Déjà parce qu’il faut reconnaitre que nous sommes véritablement admiratifs du travail de la famille Vaillé et de l’incroyable qualité de leur vin. Ensuite parce qu’il faut dire que nous avons la chance d’en croiser très régulièrement, et que les déceptions sont si rares qu’elles en deviennent presque « rassurantes » lorsqu’elles se produisent. Enfin parce que très généralement ces bouteilles sont partagées dans notre cercle d’amis très proches et qu’elles concourent à des moments d’intense réjouissance et de grande convivialité. Mais ici, c’est un événement encore plus particulier qui nous attendait. Cette bouteille de 1992 a été bue le 1er janvier 2012 à 00h05, de façon totalement improvisée, au milieu d’un repas « événement » organisé pour la Saint Sylvestre. Mais c’est surtout le tout premier millésime (qu’aucun d’entre nous n’avait encore goûté) de ce domaine hors-classe, produit à hauteur de seulement 4000 cols à l’époque. Ainsi, tout aussi réputé qu’est le domaine de la Grange des Pères aujourd’hui, on ne peut occulter le fait qu’il doit rester à ce jour que très peu d’échantillons de ce vin dans le monde. De plus, ajoutons que ce premier millésime produit est issu en grande partie d’un terroir créé de toute pièce et dont les vignes n’avaient à peine plus de quatre ans en moyenne en 1992. Si on remet le tout dans le contexte de l’époque, avec le bouleversement qualitatif des vins du Languedoc à la fin des années 80, conduit par des vignerons tels Laurent Vaillé, Olivier Julien, Marlène Soria, Aimé Guibert ou Alain Roux, on peut dire que c’est, en quelque sorte, un morceau d’histoire des vins du Languedoc que nous avons eu la chance de croiser en ce jour si particulier…
Le tout premier nez sème un petit doute par une légère touche liégeuse/coquillée. Une rapide aération confirme qu’il s’agit d’une simple réduction car le vin ne souffre d’aucune altération. Dans le verre, le nez se dévoile alors par sa complexité et ses arômes viandés, de fruits compotés, de menthol, de chocolat et de tabac vieux. La bouche est totalement enrobée, délicieusement suave, comme l’est toute Grange des Pères de n’importe quel âge. L’ensemble reste néanmoins puissant, très sudiste dans l’esprit, mais avec une matière domptée par les années. Très bel équilibre global, avec toutefois, une petite rusticité dans le grain de tanin. Belle allonge, aromatique mais contenue. Si nous étions totalement honnêtes, nous dirions que ce vin devrait être bu aujourd’hui car sa phase d’apogée nous semble dépassée. Mais face à l’âge des vignes et le niveau du millésime dans la région, on ne peut que s’incliner devant le tour de force génial du vigneron qui a produit un tel vin.
Grande émotion…
 
 
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Romanée-Conti : Domaine de la Romanée-Conti 1978

romanee_conti_1978On ne présente pas le domaine ni le vin le plus célèbre - et en tout point mythique - du monde. Mais rappelons tout de même que la Romanée-Conti est sise sur la commune de Vosne-Romanée, en Côte d'Or, et couvre une surface de 1,8140 ha. Le cru est actuellement la propriété des familles De Villaine et Leroy. Ces dernières années, le DRC, comme on l'appelle, a mis en place la culture en biodynamie sur ses différentes parcelles de Vosne, après de nombreux essais et observations. Les rendements pratiqués sont bas (entre 30 et 40 hl/ha en moyenne), en accord avec la volonté de produire des vins dits « de terroir » à base du cépage pinot noir. Les sols sont travaillés au fil des saisons, en alternance avec des périodes d'enherbement, voire de jachère précédant de nouvelles plantations de plants fins issus de sélections massales. Les raisins sont cueillis manuellement à maturité, triés sur pied, puis sur table et enfin encuvés autant que faire se peut entiers, pour des macérations à durée variable en fonction des millésimes et crus. Les élevages se déroulent intégralement en fûts François frères, en majorité neufs, de tout premier choix. Afin de finir de planter le décor, ajoutons que le millésime 1978 est, en Bourgogne, réputé pour sa très grande qualité, due dit-on à des conditions climatiques exceptionnelles de fin de saison qui ont assuré la maturité complète d'une vendange parfaitement saine. 
Goûté dans le cadre d'une double dégustation des vins du domaine réalisée lors d'une des soirées de l'Ecole du vin de CAVE SA, ce fut mon premier et seul millésime de Romanée-Conti dégusté et bu (!) à ce jour. Il fut goûté après un Echézeaux 2006 de grand charme, un Grands Echézeaux 2005 plein de fermeté, une diaphane et envoutante Romanée Saint-Vivant 2001, un austère Richebourg 1991, et une Tâche 1990 encore bien jeune. Bref une superbe série de pinots, comme on en goûte peu dans une vie. Et pour la clore en beauté, voici qu’arrive cette Romanée-Conti 1978. Sa limpidité et très faible intensité colorante, tirant sur le vieux rose avec des reflets bronze, ne pouvait en rien laisser présager de la largeur et profondeur de son cadre aromatique : saisissant parfum d'oranges macérées, de liqueur de fruits rouges, de vieux cuir, de havane, de bois précieux et de fleur d'églantier, avec une intensité et qualité de définition aromatique simplement envoûtante. On sent aussi d'autres notes dans ce bouquet incroyable, mais l'ensemble est tellement complexe qu'il est difficile de les isoler ou même reconnaitre. En bouche, la notion de tanin ou de matière n'a plus lieu d'être, tout comme celle de structure : le vin est complètement indivisible et insécable, il est un tout, qui donne une sensation de liqueur et d'infusion de parfums et de saveurs, les impressions ne se jugeant plus de façon statique mais plutôt de façon dynamique. Un monde de suavité, de douceur et de glisse. N'étant pas habitué à compter le nombre de caudalies des vins que je déguste, car je n'aime pas du tout ce côté mathématique de la dégustation, je me prends pour la première fois au jeu d'essayer de mesurer la persistance aromatique de ce très grand cru : j'arrêterai de compter au bout d'une minute, tant le temps ne semble pas avoir de prise sur ce vin qui continue de durer, infiniment.
La plus grande « vieille bouteille » de vin rouge qu'il m'ait été donnée de goûter à ce jour, avec un Gattinara 1967 d'Antoniolo et un Morgon Côte du Py 1963 d'Etienne Jambon. Magique.
 
 
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Châteauneuf du Pape : Clos des Papes 2001
 
clos_des_papesEn un peu moins d’une décennie, Paul-Vincent Avril, propriétaire du Clos des Papes, a hissé son vin au firmament des plus grands rouges de la planète. Il le doit notamment au Wine Spectator’s qui, en 2007, classa son 2005 « plus grand vin du millésime » devant plus de 15000 crus du monde entier, dont les plus grands  Bordeaux et Bourgogne. Gardant la tête sur les épaules, le domaine est toujours resté à taille humaine. Sur simple rendez-vous, il est encore possible de déguster quelques vins du millésime en cours. Ce qui caractérise aussi la propriété, c’est qu’avec ses 40 hectares en exploitation, elle n’a toujours produit qu'une seule et unique cuvée de Châteauneuf, alors que la mode pousse toujours vers des parcellaires plus extrêmes. Totalement égrappés, les raisins sont pressés puis élevés dans des grandes foudres traditionnels. L’assemblage est dominé à 65% par le grenache, complété par du mourvèdre (20%) et de la syrah (10%).
La robe grenat intense se pare d’une grande brillance. Le nez est fin, remarquablement complexe et élégant. Il s’exprime sur des notes de cerises confites (tirant sur le kirsch), d’épices douces, de cannelle et d’after-eight avec une petite touche de jus de viande. Un vin qui continue à évoluer dans le verre, mais qu’il faut bien se résoudre à déguster ! Bouche d’un équilibre et d’une tenue magistrale : les tanins sont complètement intégrés à une matière caressante à souhait, dont le gras et le volume parfaitement contenus, ne se départissent pas de la fraîcheur nécessaire... Bref, tous les éléments sont bien là, avec une justesse confondante. Longue finale, qui rappelle encore la cerise et les épices.
Grand vin, incontestablement.
 
 
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Chablis Premier Cru : Domaine Vincent Dauvissat « Vaillons » 1981

vincent_dauvissat_vaillonsOn ne présente plus Vincent Dauvissat, l’un des meilleurs ambassadeurs de l’appellation Chablis et dont les vins possèdent une régularité exemplaire, millésime après millésime. Ce 1981 est issu d’une année réputée faible, mais où les raisins rentrés étaient pourtant sains et mûrs. Du coup, une petite chaptalisation a permis de compenser le manque de soleil du millésime pour ce domaine qui travaille depuis toujours très proprement, mais sans un possible dogmatisme qui exclurait tout acte utile de vinification. Cette pratique adaptée démontre toute son utilité, au regard de la capacité de vieillissement de ce 1981 issu du premier cru Vaillons, réputé pour son caractère solaire et riche.
Robe intensément dorée. A l’ouverture, le nez est immédiatement complexe, développant des arômes de pralin, de coquille d’huitre, de miel d’acacia, de noisette, avec un côté mousseron et des notes d’encaustique plutôt jolies. Un pur plaisir olfactif. La bouche est riche, miellée, douce, assez évoluée mais relativement ample, alliant à la fois tension et maturité dans un registre particulièrement salivant. Finale longue, gourmande, qui laisse la bouche fraîche. Une légère note d’évolution sur la fin de bouche indique sans doute un début de basculement au-delà de sa phase d’apogée. Mais quoi de plus normal sur un premier cru de trente ans ! Fond de verre superbe sur la noisette, le miel et la girolle.
Bravo, il ne manquait que des langoustines aux chanterelles pour accompagner cette perle.
 
 
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Gigondas : Château Saint-Cosme 1999

saint_cosme_gigondas_1999Domaine historique de l’appellation Gigondas, le Château Saint-Cosme est situé sur un site gallo-romain dont certains vestiges préservés sont mis en valeurs au domaine. Il est dirigé par le très dynamique Louis Barruol depuis une vingtaine d’année qui s’applique à mener un travail respectueux de l’environnement, tel que son père le pratiquait depuis 1972 et alors même que les moûts étaient vendus au négoce. Les sols sont binés, aucun produit de synthèse n’est utilisé, aucun systémique non plus. Avant 2005, le domaine produisait seulement deux cuvées de Gigondas les meilleures années, ce qui ne fût pas le cas en 1999, ce millésime intégrant donc les meilleurs moûts dans une unique cuvée. Les vinifications se font toujours en vendange entière et la mise en bouteille sans filtration pour des vins qui sont vinifiés pour la garde. A noter qu’aujourd’hui des élevages bois plus marqués sont sensibles en jeunesse.
Joli nez d’épices douces, de morille, une pointe de volatile, de terre humide qui évolue à l’aération sur de belles notes de figue, de confiture de prune, une touche mentholée et de tabac. La bouche est glycérinée, très bien équilibrée, ample, une sensation sauvage voire sanguine s’exprime dans un ensemble frais si l’on sait tenir une température de service adéquate. La finale est très longue et se relance sur des notes épicées qui font saliver. Un très beau Gigondas à maturité.
Grand plaisir avec ce vin. Très Bien +
 
 
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Nuits Saint-Georges : Domaine Leroy « Aux Lavières » 1996

leroy_nuit_lavieresOn a tous entendu parler au moins une fois de ce fameux Domaine Leroy et surtout de la personne qui est à sa tête, garante inflexible de la plus haute qualité, Madame « Lalou » Bize-Leroy. Ici les pieds de vignes - cultivés en biodynamie depuis 1989 - portent un nombre de raisins par pied (quatre à cinq, souvent moins) jugé ridicule par nombre de producteurs de Côte d'Or, tant il est faible et parait économiquement non viable. Les vignes du domaine, aussi célèbres que celui-ci ou presque, sont inratables à la belle saison, car les longs tunnels de végétal qu'elles forment se distinguent clairement du paysage. La maitresse des lieux demande en effet à ses équipes de ne pas couper l'apex et préfère rabattre la végétation sur le fil supérieur afin que la plante s'autorégule. Les sols sont bien évidemment labourés. Les vinifications se font - précision importante - en raisins entiers, et les élevages, finalement pas très longs (autour d'un an), se déroulent en fûts François neufs, sans bousinage ! Les vins ne sont pas collés, ni filtrés. (pour en savoir plus sur le domaine, suivre ce lien).
Issu du méconnu terroir des Lavières, situé sous les Murgers, au nord du vignoble nuiton et au pied du coteau, ce vin transcende sa modeste origine : la première réflexion qui m'est en effet venue à l'esprit en le goûtant fut qu'il était largement au niveau des meilleurs premiers crus que j'ai goûtés à ce jour en Bourgogne, voire davantage. Le nez est franchement envoutant, et m'a rappelé les plus beaux Clos Rougeard : superbes arômes de tabac brun, de terre mouillée, de végétal noble, d'encens, de bois de santal, de poivron rouge grillé, de suie et de sous-bois classieux et surtout pas vieillot. En bouche le vin offre un volume et une qualité de texture simplement jouissive, avec cette saveur épicée complexe, cette absence de sensation d'alcool, cette plénitude et ce « raffinement monacal » particulièrement touchant. L'allonge est complètement aromatique et interminable pour un tel niveau d'appellation.
Le vin n'a cessé de se complexifier dans le verre tout au long de sa dégustation et a finalement été bu pour lui-même, entre deux plats. Hors-classe, hors-norme.
 
 
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IGP Pays d’Hérault : Clos Maïa 2009
 
clos_maiaVoilà un tout jeune domaine du Languedoc (2009 est son premier millésime) dont nous ne connaissons encore que peu de choses. Tout juste pouvons-nous dire qu’il est situé à La Vacquerie, au sein de l'appellation Terrasses du Larzac. Il est conduit par Géraldine Laval, qui a fait ses classes chez Olivier Jullien, au Pas de L’Escalette et chez Jean-Louis Chave. Elle exploite aujourd’hui 4 hectares (Grenache, Carignan, Cinsault, Syrah, Oeillade, Terret Bourret) et produit deux rouges (Le Petit Clos et le Clos Maïa), un blanc (Clos Maïa) et un rosé (Le Rogé de Zézé). Les terroirs sont de nature argilo-calcaires (éboulis du Larzac). Géraldine est actuellement en deuxième année de certification en bio. Les vins sont élevés en cuves béton et en foudre de bois.
A l'ouverture, le vin s'exprime sur le fruit avec des notes de cassis, évoluant sur la cerise noire et la mûre. On y perçoit également des notes de haute maturité (expression du millésime...) avec des épices et un léger coté grillé. Le vin donne l'impression de vouloir allier accessibilité, avec son coté fruité intense, et un caractère plus profond, complexe et retenu. La bouche est toute en volume, avec des tanins formés, gras, encore un poil anguleux sur la finale. L'ensemble est caressant, tactile, mûr, tout en restant assez frais. Le lendemain, servi un peu plus frais (autour de 16°), le vin à gagné en équilibre avec une matière soyeuse, des tanins amples mais fins et un caractère assez complexe, sans perdre en gourmandise.
Une belle réussite pour un premier millésime, pas facile à aborder compte tenu des excès de celui-ci sur le plan climatique. Une entrée en matière très prometteuse.
 
 


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Le 14/12/2017 à 22h39
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