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Les vins du moment
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Coups de coeur, découvertes ponctuelles, vins d'émotion, vins rares, anciens, singuliers : voici sous forme de simples compte-rendus quelques bouteilles qui nous ont beaucoup plu !


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Côtes du Jura : Ganevat Poulsard 1929
 
Mis en bouteille en 1929 par le bisaïeul de Jean-François Ganevat, ce Poulsard (ou Ploussard, ne nous disputons pas) d’année mythique est une vraie incongruité. Qui encaverait aujourd’hui un tel vin pour des décennies ? Qui ? Et pourtant ce vin du terroir de la combe de Rotalier dépoussière, déménage les certitudes. Adjoint d’un faible pourcentage d’Enfariné (cépage autochtone victime aujourd’hui de son faible degré alcoolique), vinifié sans soufre, et embouteillé à 11° d’alcool d’après les précieux carnets de l’arrière grand père, il est en pleine forme.
Sa vrai robe de rouquin tire vers un pimpant rubis mais assume, par ses tons de brique, un âge avancé en conservant toute sa brillance. Le nez recèle un trésor d’arômes faisant comprendre ce qu’évolution et non vieillissement veut dire. Si de nobles épices, des notes résineuses et de tannerie sont présentes, elles n’écrasent jamais un fruit encore bien vivant, éclatant de fraise. Aérien, le vin transporte ses tannins sans que personne ne le sache plus, peut-on même encore seulement en parler tant ils font partie intégrante d’un ensemble délié, sans faiblesse, ô combien équilibré entre finesse et ampleur. Encore campé sur une fraicheur remarquable et une finale d’eau de vie de fruits rouges appelant à plus qu’un hommage, un émouvant plaisir.
Grand merci à Jean-François Ganevat pour ce grand vin historique.

 
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Alsace : Pinot Gris Clos Windsbuhl Zind-Humbrecht 1999

windsbuhl_zind_humbrechtLe Clos Windsbuhl est orienté du sud au sud-est. De pente moyenne à forte (entre 15 et 40%), la colline du Windsbuhl est située à une altitude élevée pour l'Alsace (environ 350 m). Les vignes reposent sur un substrat de calcaire coquillier (muschelkalk) riche en argiles et en roches calcaires. Le sol est par endroit très peu profond et la roche mère affleure souvent au milieu du coteau. Le Clos compte aujourd'hui une superficie de 5.5 ha. L'altitude du vignoble, associée au climat plus tardif de Hunawihr, font qu'il est souvent l'une des dernières vignes vendangées sur le domaine. Ceci explique sans doute la qualité aromatique des vins de ce terroir. Pour plus d'infos, cliquer ici.
Robe tirant vers l'orange mais sans nuance fatiguée, bien brillante, lumineuse. La plus grande de ses qualités, passé dix ans de bouteilles, est son parfum, incontestablement. Le bouquet est complètement formé, et l'intensité aromatique est d'anthologie, du niveau d'un gewuztraminer (alors que le cépage pinot gris doit être naturellement bien moins riche en précurseurs d'arômes que son cousin gewurz, champion du monde de la catégorie). La nature du terroir qui permet d'exhalter les qualités aromatiques du cépage n'y étant sans doute pas étrangère. Qu'à cela ne tienne. Notes incroyablement séduisantes d'ananas frais, de kumquat, d'épices poudrées, d'orange amère, et bien d'autres choses, dans un ensemble de grande complexité. Bouche de grande densité, de richesse niveau "vendange tardive" mais avec des sucres aériens et ultra-savoureux, salivants, à l'intensité odorante faramineuse, portée par une structure et vinosité parfaite, sans une once de brutalité ni pesanteur. Allonge raffinée, civilisée, croquante et fraîche, quasi salée, semblant signer les grands vins de grands terroirs calcaires à fossiles.
Un vin aérien, infini, de rêve. Il a fait un malheur sur un foie gras café-cardamome cuit 24 heures au gros sel.
 
 
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Fleurie : Domaine de la Grand’Cour « Clos de la Grand’Cour » 2009
 
fleurie_grand_cour_dutraiveNous continuons à régulièrement goûter des beaujolais 2009 et nous sommes toujours admiratifs devant la qualité des meilleurs vins produits dans ce millésime béni. Bien sûr, sur l’ensemble de la région, tout n’est pas parfait, mais il est clair que les meilleurs producteurs nous offrent parmi les vins de leurs gammes, de véritables pépites. Parmi ceux-ci, nous avons déjà évoqué les vins du Domaine de la Grand’Cour, dans un article consacré, mais l’ouverture de cette bouteille m’a tellement subjugué qu’elle devait faire l’objet d’un propre commentaire. La cuvée « Clos de la Grand’Cour » se place dans le milieu de gamme des Fleurie de ce producteur sérieux qu’est Jean-Louis Dutraive. Issue du cru éponyme en monopole et cultivé en agriculture biologique certifiée Ecocert, elle connait trois types de contenants durant l’élevage : fût de chêne, foudre et cuve pour 1/3 de chaque.
La robe est rubis cerise intense, profonde et limpide. Au nez, l’élevage s’efface totalement devant le fruit, à la fois intense et délicat, sublimé par des notes finement poivrées et florales. En bouche, le toucher est juste, précis, doucereux et croquant. La matière dévoile d’élégantes fragrances de fraise, de cerise et de violette qui semblent comme léviter dans le vin. Tanins très fins, presque noyés dans une structure à l’équilibre quasi-parfait. Mais le vin ne manque ni de corps, ni de race, comme l’exprime cette longue finale, sapide et raffinée, rappelant sans équivoque la noblesse des meilleurs terroirs de Fleurie. Ce vin mérite-t-il une longue garde ? Buvez-le ! Car aux vins bien nés, la valeur n’attend point le nombre des années…
 
 
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Châteauneuf-du-Pape : Château Rayas 1990

rayasIl est des vins pour lesquels la dégustation à l'aveugle ne change pas forcément la donne : quand c'est grand, c'est grand. Ici, bouteille servie à l'aveugle, puis découverte en cours de repas. Passé une belle frayeur de bouchon malodorant, cinq minutes d'aération rassurent. En vrai Rayas qu'il est, ce 1990 n'impressionne pas par sa robe, même si cette dernière n'a guère dû évoluer grandement lors de toutes ces années passées sous verre. On lit les arômes de ce vin comme on lirait un livre : plusieurs chapitres, plusieurs phases, de nombreux rebondissements, des choses inattendues. Hier soir, dans le désordre, mes camarades de repas et moi-même avons trouvé pêle-mêle du coing, de la réglisse, de l'iris, du cuir, du musc, de la rose ancienne, de la cire d'abeille fraîche, des notes racinaires évoquant certains tubercules, du cèpe, de l'orange, etc. La chose la plus remarquable à retenir sur cette bouteille est peut-être sa capacité à rajeunir, passé l'ouverture, pendant plus d'une heure, à se déployer, à occuper l'espace sans peser. A vingt ans, on imagine bien que la notion de tanin est devenue une vue de l'esprit, tant ce dernier tend à se dépouiller et s'affiner à l'extrême. Il en résulte une impression de "liqueur de choses", riche en arômes et saveurs, dense, séveuse, juteuse, de grande intensité, frôlant l'opulence sans basculer dans le trop, et en conservant la structure d'un vin jeune. S'il semblait naviguer en plein plateau de maturité, il ne donnait cependant aucun signe de faiblesse et paraissait capable de tenir cette verve durant au moins cinq, voire dix, années supplémentaires.
Grand. J'ai beaucoup pensé à Chauvet en buvant ce vin, tant les arômes qu'il adorait dans le Rayas éclataient ici, m'évoquant même le souvenir de quelques grands moulin-à-vent. Mais qui me croira ?

 
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Chiroubles : Domaine Cheysson 1990
 
CheyssonC'est l'histoire d'un domaine dont on se souvient avoir déjà entendu parler, mais dont on goûte finalement peu les vins. Seule une poignée d'aficionados savent très bien que le discret Jean-Pierre Large n'a pas entendu hier pour faire chanter les terroirs d'altitude chiroublons. Ce dernier est à la tête de cette propriété de 26 ha qui porte le nom de son fondateur et qui appartenait avant 1789 aux moines de Cluny. Si vous avez un jour le plaisir de monter à Chiroubles, il vous faut absolument voir les bâtiments et visiter les caves du domaine Cheysson, tous deux magnifiques, comme le panorama et la vue imprenable sur la plaine bressane. Plusieurs cuvées composent la gamme du domaine, mais ma préférence récurrente est toujours allée à la cuvée la plus modeste, le Chiroubles classique. Non boisé, correspondant à l'assemblage de divers climats aux noms pittoresques, il est vinifié traditionnellement, c'est à dire en grappes entières et en macération semi-carbonique.
Après avoir goûté de formidables bouteilles de ce vin sur les millésimes 1989 et 1991 en compagnie de Jean-Pierre Large lui-même, il me tardait de voir si le millésime intermédiaire, et néanmoins réputé 1990, pourrait se révéler à la hauteur de ses collatéraux. Après la dégustation d'une première bouteille fatiguée, celle-ci s'est avérée parfaite dans l'évolution et complètement conforme à ce que l'on peut attendre d'un beau beaujolais de vingt ans ; sauf que les vins de Chiroubles ont la réputation de vins précoces à boire dans les trois ans ! Alors quelle est l'explication des vieillissements miraculeux des chiroubles du domaine Cheysson ? D'abord, il s'agit ici d'un millésime de qualité, mûr, solaire, dont le seul défaut pouvait être les rendements, souvent généreux. Quand la charge a été modérée, les raisins coupés au bon moment et le vinificateur précis, les vins ont bien vieilli. Et j'en reviens donc à cette bouteille. La robe est rubis mat, tirant vers l'orangé, légèrement troublée par le dépôt des ans sous verre, même si peu de tanins viennent joncher le cul de la bouteille. Passé cinq minutes de réduction propre à tout vieux vin à l'ouverture, les arômes rajeunissent et l'on entre dans l'univers du vieux gamay de granit à maturité, celui des notes d'iris, de cachou, d'ambre, d'orange confite, de confiture d'abricot, de mangue, de cuir frais, de musc et de fumé. Ni plus ni moins que ce que l'on nomme un véritable bouquet. L'attaque est langoureuse et de type liqueur, le tanin ayant tactilement disparu pour donner naissance à une sensation sirupeuse noble et agréable, dans laquelle on retrouve les arômes du nez. Le corps n'est pas immense mais tout de même là. La chaleur de l'année lui donne un joli feu, il rempli honorablement la bouche et sans briller par une longueur que seuls les plus grands moulin-à-vent et morgon peuvent présenter à la longue garde, il fait plus que rassurer, il donne du plaisir.
Très joli vin, qui fait mentir la réputation de petits pinards à vite boire et pisser qui colle aux basques de Chiroubles.
 
 
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Barolo : Bartolo Mascarello 2005
 
bartoloA partir de 2005, ce n'est plus Bartolo qui vinifie les vins de ce domaine complètement mythique, mais bien sa fille, Maria Teresa ; le vieux maître s'en est en effet allé un jour de mars de la même année, il avait soixante-dix huit ans. Auteur de le fameuse étiquette "No Barrique, No Berlusconi", ce personnage hors du commun était unanimement respecté de ses pairs. L'unique barolo du domaine assemble, selon la tradition, les différents et grandioses terroirs possédés, à savoir : 1 ha sur Cannubi, 0.3 ha sur San Lorenzo, 0.5 ha sur Rué (les 3 crus sur la commune de Barolo) et enfin 1.2 ha de Rocche, sur la commune de La Morra. Sa fille marche dans les pas de son père puisque cet assemblage a été conservé, tout comme les très longs élevages en foudres usagés.
Au delà de l'émotion naturelle que l'on peut ressentir en buvant ce vin qui est en fait celui de la "passation", j'avoue que ce dernier m'a véritablement touché non pas par sa grandeur ni grosseur, mais plutôt par sa justesse et son dépouillement, dus sans doute autant à la classe des terroirs qu'à la retenue et discrétion des gens qui ont fait ce vin, dans un millésime pas si facile que cela. Peu teinté, comme le sont les nebbioli vinifiés traditionnellement, sa robe timide ne laisse rien présager de la classe aromatique qui suit : notes fines de poivre blanc, de groseille et d'eucalyptus. Et bien plus encore. Cela n'aurait pas vraiment de sens de décrire les sensations gustatives d'un tel cru ; je préfère signaler qu'il nourrit autant le corps que l'esprit, se buvant avec la facilité déconcertante des plus grands vins. Le souvenir de son goût se prolonge bien au delà d'un vulgaire comptage de caudalies. Mais que cela pourra-t-il devenir avec la patine du temps ?!
Pour en savoir plus sur le domaine, c'est ici.
 
 
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VDP des côtes Catalanes : Clos du Rouge Gorge « Jeunes Vignes » 2009
 
rouge_gorgeJeunes vignes de grenache (environ 25 ans) issues d’un terroir de gneiss. Vinifiées en vendange entière.
Belle robe rubis cerise avec des reflets rosés. Le premier nez dévoile des notes fermentaires et florales. A l’aération, il s’ouvre sur des arômes de fraise épicée, de poivre et de griotte évoquant un beau Morgon de la côte de Py. En bouche, le vin se développe tout en tension et en droiture avec un léger perlant qui amplifie la sensation de fraîcheur. La trame est énergique et friande, s’axant autour de petits tanins très fins et pointus. Finale fruitée, d’ampleur moyenne et avec une légère amertume mais qui ne gâche pas la gourmandise de l’ensemble.
Un vin très plaisant à table. On regrettera seulement son prix, un peu élevé, à la vue de ses ambitions. Ne pas hésiter à le carafer. Très Bien
 
 
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Pic Saint Loup : Domaine Zélige Caravent « Ellipse » 2007
 
zelige caraventLe nez est très séveux sur des arômes de cerise confite, d’épices et de pierre chaude avec un côté mentholé. L’aération apportera des notes de cannelle, une pointe chocolatée, toujours la cerise et un aspect floral. La bouche est épicée riche avec des tannins soyeux. Ensemble salivant et frais avec un aspect sudiste qui ne peut se renier mais sans aucun défaut d’équilibre grâce à une acidité sous-jacente parfaitement intégrée. Le vin possède du volume et la longue finale épicée concoure à son appréciation globale.
Un très beau rapport qualité prix pour ce vin que je vois bien sur un plat sucré/salé épicé. Très Bien
 
 
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Château Grillet 2003

GrilletNez bien ouvert évoquant le grillé, l’iode et la pêche, avec néanmoins une  certaine austérité. Malgré une température de service un poil chaude, le vin conjugue une belle tension avec un gros volume, beaucoup de gras et un équilibre magistral. Très longue finale iodée. Un vin d’une grande singularité.
Un millésime aussi réussi que le 2002 dans deux années que tout oppose. Très Bien+
 
 
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Coteaux du Languedoc Montpeyroux : Domaine des Grecaux « Terra Solis » 2007
 
GrecauxAssemblage 80% de Grenache et 20% de Carignan. Vinification traditionnelle, 5 semaines de macération avec extraction douce. Elevage 100% cuve.
Robe brillante, couleur rubis cerise. Passés les aromes de cassis dominants, le nez dévoile des parfums de griotte, de poivre et de léger musqué. En bouche, la matière est fraiche, très juteuse, intensément gourmande et soutenue par des petits tanins croquants, fins et soyeux. Belle harmonie globale avec une trame ciselée et une finale toujours très parfumée.
Un beau vin à la fois plaisant et sérieux, et qui affiche un prix très raisonnable (11€ au domaine). C’est du tout bon ! Très Bien
 
 


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Le 18/10/2017 à 03h50
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