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Chiroubles : Domaine Cheysson 1990
 
CheyssonC'est l'histoire d'un domaine dont on se souvient avoir déjà entendu parler, mais dont on goûte finalement peu les vins. Seule une poignée d'aficionados savent très bien que le discret Jean-Pierre Large n'a pas entendu hier pour faire chanter les terroirs d'altitude chiroublons. Ce dernier est à la tête de cette propriété de 26 ha qui porte le nom de son fondateur et qui appartenait avant 1789 aux moines de Cluny. Si vous avez un jour le plaisir de monter à Chiroubles, il vous faut absolument voir les bâtiments et visiter les caves du domaine Cheysson, tous deux magnifiques, comme le panorama et la vue imprenable sur la plaine bressane. Plusieurs cuvées composent la gamme du domaine, mais ma préférence récurrente est toujours allée à la cuvée la plus modeste, le Chiroubles classique. Non boisé, correspondant à l'assemblage de divers climats aux noms pittoresques, il est vinifié traditionnellement, c'est à dire en grappes entières et en macération semi-carbonique.
Après avoir goûté de formidables bouteilles de ce vin sur les millésimes 1989 et 1991 en compagnie de Jean-Pierre Large lui-même, il me tardait de voir si le millésime intermédiaire, et néanmoins réputé 1990, pourrait se révéler à la hauteur de ses collatéraux. Après la dégustation d'une première bouteille fatiguée, celle-ci s'est avérée parfaite dans l'évolution et complètement conforme à ce que l'on peut attendre d'un beau beaujolais de vingt ans ; sauf que les vins de Chiroubles ont la réputation de vins précoces à boire dans les trois ans ! Alors quelle est l'explication des vieillissements miraculeux des chiroubles du domaine Cheysson ? D'abord, il s'agit ici d'un millésime de qualité, mûr, solaire, dont le seul défaut pouvait être les rendements, souvent généreux. Quand la charge a été modérée, les raisins coupés au bon moment et le vinificateur précis, les vins ont bien vieilli. Et j'en reviens donc à cette bouteille. La robe est rubis mat, tirant vers l'orangé, légèrement troublée par le dépôt des ans sous verre, même si peu de tanins viennent joncher le cul de la bouteille. Passé cinq minutes de réduction propre à tout vieux vin à l'ouverture, les arômes rajeunissent et l'on entre dans l'univers du vieux gamay de granit à maturité, celui des notes d'iris, de cachou, d'ambre, d'orange confite, de confiture d'abricot, de mangue, de cuir frais, de musc et de fumé. Ni plus ni moins que ce que l'on nomme un véritable bouquet. L'attaque est langoureuse et de type liqueur, le tanin ayant tactilement disparu pour donner naissance à une sensation sirupeuse noble et agréable, dans laquelle on retrouve les arômes du nez. Le corps n'est pas immense mais tout de même là. La chaleur de l'année lui donne un joli feu, il rempli honorablement la bouche et sans briller par une longueur que seuls les plus grands moulin-à-vent et morgon peuvent présenter à la longue garde, il fait plus que rassurer, il donne du plaisir.
Très joli vin, qui fait mentir la réputation de petits pinards à vite boire et pisser qui colle aux basques de Chiroubles.
 
 


Le 16/12/2017 à 07h16
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