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Tour d’horizon des vins de Gigondas
 
gigondas
 
Une particularité de Gigondas est que les producteurs indépendants se sont organisés - et ce depuis la création de l’AOC en 1971 - afin de permettre aux particuliers de goûter les vins de plus de 60 domaines (environ 80 cuvées) avant d’éventuellement acheter au caveau du Gigondas. Ceci m’a permis d’y passer plusieurs fois et d’effectuer un tour d’horizon des millésimes 2005, 2006 et plus récemment 2007 de divers producteurs. Les commentaires ci-dessous datent de dégustations réalisées les 30 décembre 2008, 27 mars et 13 novembre 2009. En complément, les notes datées du 19 mars 2009 ont été prises et rédigées par Nicolas Bon, m'accompagnant lors du salon « Découverte en Vallée du Rhône 2009 ».
 
 
Par domaines : Classés par ordre alphabétique
 
Domaine de la Bouïssière - Gilles et Thierry Faravel
 
Gigondas « Tradition » 2007 : (13 novembre 2009) 70% Grenache, 25% Syrah, 5% Mourvèdre. Issu essentiellement des terroirs Beau regard et Grande boissière (et non grande bouissière tel qu’indiqué par erreur sur la carte des terroirs). Le nez est assez végétal (vendange entière) avec des notes de fruits confiturés et de fraise, c’est profond. La bouche est fraîche malgré la richesse et une pointe de sucrosité, c’est très dense. Les tannins sont soyeux. Très long en finale. Encore loin d’apporter un plaisir maximum. Très Bien
 
Gigondas « Font de Tonin »  2007 : (13 novembre 2009) Le nez est dominé par les fruits noirs mûrs confiturés, c’est chaleureux et dense à la fois. La bouche est riche, ample, d’une puissance solaire avec de la sucrosité, des tannins soyeux et une grosse matière. Longue finale. A attendre impérativement. Bien ++
 
Gigondas « Tradition » 2006 : (30 Décembre 2008) Grenache 65%, Syrah 35%. Egrappé à 80%. Cuvaison longue de plus d’un mois. Elevage en barriques 12 mois, puis 6 mois en cuves. La robe est rubis profond à reflets violacés sur le disque. Le premier nez est frais sur les fruits noirs mûrs, puis à l’aération c’est plus profond sur des notes épicées et de réglisse. En bouche, la matière est belle, sèveuse, les tannins sont soyeux et la longueur correcte. Un vin jeune atypique du domaine qui habituellement n’égrappe pas, mais d’une belle pureté aromatique et déjà très agréable à ce stade. Une valeur sûre. Bien ++
 
Gigondas « Font de Tonin »  2006 : (27 août 2009) 100% égrappé. 75% Grenache, 25% Mourvèdre. Le nez est assez marqué par l’élevage (vanille) mais ne domine pas tout puisque l’on perçoit des arômes de fruits noirs confiturés puis une pointe florale et végétale à l’aération. La bouche est riche avec une pointe de sucrosité, c’est très gourmand avec une fraîcheur bienvenue. Grande longueur finale. A attendre un peu. Très Bien
 
Gigondas « Font de Tonin »  2005 : (30 Décembre 2008)  Grenache 65%, Syrah 35%. Vendange entière. Cuvaison longue de 35 jours. Elevage en barrique 13 mois (25% neuves) puis 6 mois en cuves. La robe est rubis profond à reflets violets sur le disque. Le premier nez végétal (rafle) est assez entêtant, et gagne en profondeur à l’aération. Dès l’attaque, on sent une grosse masse tannique mais bien mûre et équilibrée. Pas de sensation d’élevage. Pas dans la phase la plus facile mais connaissant ce vin, pas de doute, il est taillé pour la garde, à revoir dans 7 à 10 ans. Très bien
 
Les vins, incontestablement bâtis pour la garde, présentent un beau caractère, beaucoup de jus et de croquant. L’élevage parfois un peu marqué en jeunesse (mais plus enrobé que dans les années 90) s’intègre parfaitement pour apporter un supplément de corps et de complexité aux vins. Jusqu’au millésime 2005, les vinifications s’effectuaient toujours en vendange entière, mais depuis le millésime 2006, un éraflage partiel est parfois pratiqué pour s’adapter au millésime. Un travail sérieux, une valeur sure. (NB : il est utile de preciser que Thierry Faravel est un ami)
 
 
Domaine du Cayron - Michel Faraud
 
Gigondas 2006 : (13 novembre 2009) Grenache 70%, Cinsault 15%, Syrah 14% et Mourvèdre 1%. Vendange entière. Cuvaison de 18 à 21 jours. Elevages en foudres 6 à 12 mois. Vins issus essentiellement des terroirs du Cayron (col) et du bois de Menge (et non pas Monge tel qu’indiqué par erreur sur la carte des terroirs). La robe est évoluée. Le nez présente pas mal de volatile, sur des notes de cassis marquées, de grenadine, de litière ! La bouche est végétale, tannique mais assez dure. Longueur moyenne. Moyen +
 
Gigondas 2007 : (19 mars 2009) Echantillon. Nez de cassis et de mure avec une pointe animale et de foin. Si l’attaque est douce et souple, la matière fait preuve d’une belle qualité avec des tanins serrés et racés. Belle longueur, finale fraiche sur le cassis. Trés bien
 
Gigondas 2008 : (19 mars 2009) Echantillon. Nez sur les fruits rouges, complété par quelques notes d’herbe fraiche. Bouche fraiche, avec une matière soyeuse et fine. Trame tannique moyenne, plus dure en fin de bouche. Ensemble assez souple. Bien

Des vins classiques, pas trop puissants et bien équilibrés. La vendange entière marque plus facilement les petits millésimes et surtout les vinifications semblent rendre les vins assez monolithiques sur ces millésimes intermédiaires. L’élevage mesuré apporte de l’élégance et de la finesse à la matière. A noter que les terroirs de ce domaine sont parmi les plus beaux de l’appellation. Ils devraient permettre d’atteindre un niveau encore plus élevé.

 
Domaine des Espiers – Philippe Cartoux
 
Gigondas 2007 : (13 novembre 2009) Joli nez où dominent des arômes de syrah avec un aspect floral bien présent, du poivre puis des notes de framboise à l’aération. C’est joli. La bouche est encore très jeune, tannique, de très bel équilibre, avec de la fraîcheur. C’est vraiment très bon. Très Bien
 
Gigondas «  Cuvée des Blaches » 2007 : (19 mars 2009) Grenache, Syrah (60/40). Elevage en demi-muid pendant 12 mois. Premier nez sanguin, viande grillée, évoluant sur l’after eight et les fruits confiturés. Grande complexité aromatique, le vin évolue sans cesse dans le verre. Attaque vive et tendue. Petite note sucrée flatteuse sur une matière juteuse, fraiche et gourmande. Très belle trame et longue finale. Trés Bien +
 
Des Gigondas un peu à part dans ce domaine de part l’encépagement marqué par une part importante de syrah qui conserve toujours une fraîcheur remarquable. Ce ne sont jamais les vins les plus massifs mais souvent parmi les plus équilibrés en jeunesse.
 
 
Domaine les Goubert - Jean-Pierre Cartier
 
Gigondas 2006 : (13 novembre 2009) Grenache majoritaire, Syrah, Mouvèdre, Cinsault et Clairette. Egrappage total. Longues cuvaisons. Elevage 32 mois dont 23 en cuve et 9 en foudres de 3 à 5 ans. Le nez est floral/végétal, un côté brûlé, très confit et chocolaté assez lourd. La bouche est également chocolatée sur les fruits cuits, fatigante finalement. Bonne longueur finale. Moyen +
 
Gigondas 2005 : (30 Décembre 2008) La robe est rubis profond à reflets rosés. Se présente un nez de prune à l’alcool, une pointe végétale (maturité phénolique ?) qui s’accentue au second nez mais qui apporte néanmoins une sensation de fraîcheur. La bouche est tannique, peu charmeuse à ce stade et également végétale. Ça manque de fruit à mon goût alors que l’élevage de ce vin est essentiellement en cuve. Une déception. Moyen +
 
Gigondas « Florence » 2003 : (30 Décembre 2008) Elevage 12 à 18 mois en barriques neuves ou de 1 vin. La robe est rubis à reflets bruns sur le disque. Le nez est marqué par le bois neuf, la vanille est prégnante. A l’aération, la matière a du mal à se faire une place. La bouche évite l’écueil du millésime  mais le bois a trop policé l’ensemble pour que j’apprécie ce style reproductible à l’infini ailleurs qu’à Gigondas. Bof
 
Beaucoup d’extraction et élevages longs en fût et foudre chez ce domaine, très caractéristique sur la cuvée Florence (bois neuf) qui à mon goût marque trop les vins et les rendent fatigants.
 
 
Domaine du Grand Bourjassot - Pierre et Cécile Varenne
 
Gigondas 2007 : (13 novembre 2009) Vigne provenant majoritairement du Lieu-dit Grand Bourjassot. Le nez est marqué par des arômes de grenadine, de fruits cuits et de sirop de fraise. La bouche développe une grosse sucrosité fatigante et ce n’est pas très long en finale. Moyen
 
Gigondas « cuvée Cécile » 2007 : (13 novembre 2009) Le nez est poussiéreux et mal défini. Quelques notes assimilables à du sirop de framboise. La bouche est presque aussi fatigante que le vin précédent et les tannins sont durs malgré la sucrosité. Un peu plus de tenue mais pas très long. Moyen +
 
 
Le Grand Montmirail - Daniel Brusset
 
Gigondas 2007 : (13 novembre 2009) (65% Grenache, Syrah 15%, Mourvèdre 15%, Cinsault 5%). Egrappage total. Cuvaisons de 15 jours avec pigeage bi-journalier. Elevages en cuve et en demi-muids pour 40%. Vin issu d’un terroir de terrasses très caillouteuses, composées d'alluvions et de mollasses. Nez floral, bonbon, épices douces, avec une sensation de sucrosité marquée et un côté savonneux. La bouche propose des tannins enrobés, mais sucrailleux et fatigants. Assez Bien
 
Gigondas « fût neufs » 2006 : (30 Décembre 2008) Grenache 55%, Mourvèdre 25%, Syrah 20%. Egrappage total. Cuvaison de 21 jours avec pigeage. Elevage en fûts neufs. Issu d’un terroir de 68 terrasses sous les barres rocheuses des dentelles de Montmirail. La robe est rubis profond à reflets violacés. Au nez l’élevage est présent sans que ce soit désagréable. Le nez est profond sur la cerise amarena, puis évolue à l’aération sur une note de vanille et de fruits noirs cuits. En bouche, on sent une certaine sucrosité liée à l’élevage sans que cela entache l’équilibre du vin ni sa fraîcheur. Un vin à attendre, qui est moins le style de Gigondas que j’apprécie mais qui est bien fait. Bien
 
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Les célèbres dentelles...
 
Domaine Grand Romane – Romane Machotte – Pierre Amadieu
 
Grand Romane Gigondas 2007 : (19 mars 2009) Assemblage de Grenache majoritaire, Syrah, Mourvèdre (65/20/15). Egrappage total. Elevage en foudre et fût de chêne pour 14 mois minimum. Echantillon : Nez sur l’élevage avec des parfums chocolatés et de fruits noirs confiturés. Très doux en bouche, l’élevage flatte le palais par ses tanins ronds, doux et pommadés et sa trame sucrée. Un charme qui parait un peu superficiel. Il faudra que ça se fonde. Bien
 
Grand Romane Gigondas 2006 : (30 décembre 2008) La robe est rubis à reflets violacés clairs sur le disque. Un nez qui s’exprime sur les fruits noirs, la réglisse. Le boisé est correctement intégré (35% fût neuf et 25% de fûts d’un vin) même si un retour fumé à l’aération se fait sentir. La bouche est souple (trop !?), la longueur moyenne. Assez Bien +
 
Grand Romane « Grande Reserve » Gigondas 2005 : (19 mars 2009) Nez sur les fruits rouges et les épices, complétés par des senteurs fumées et truffées. Belle attaque ample et nette. Les tanins sont bien enrobés, gras et avec un grain assez fin. Encore un peu de mâche en finale, mais l’ensemble est en train de se fondre. Belle fraicheur en fin de bouche, sur le foin coupé. Bien +

Romane Machotte Gigondas 2006 : (30 décembre 2008) La robe est rubis plus clair à reflets rosés sur le contour. Un nez d’alcool à l’eau de vie, diffus, rustique, qui a l’aération s'oriente vers les fruits noirs. La bouche est suave, les tannins sont encore présents mais c’est assez pur. Bien
 
Romane Machotte Gigondas 2007 : (19 mars 2009) Grenache et Syrah (85/15) Egrappage total. Elevage en foudre et fût de chêne de plusieurs âges pour une durée de 15 à 18 mois. Echantillon : Joli nez, sur les fruits rouges confiturés, le cacao et le caramel au lait. Attaque franche en bouche, avec une matière riche, ronde et grasse. Trame tannique assez ferme en finale. Longueur moyenne. Bien
 
Style moderne imposé, mais assumé. On peut aimer et reconnaitre à ces vins quelques belles qualités. Il faudra les attendre pour que l’élevage, dominant en vin jeune, s’intégre mieux à la matière. En fonction des millésimes, le domaine vinifie son mourvèdre en macération carbonique (grappe entière donc) pour garder plus de fruit et de fraicheur sur les années chaleureuses. Néanmoins, sur ces échantillons, les 2006 ont paru mieux équilibrés.
 
 
Domaine du Grapillon d’Or – Bernard Chauvet
 
Gigondas 2007 : (13 novembre 2009) Le nez est réduit sur des notes de viande. Il se livre peu. La bouche est assez végétale avec de la sucrosité malgré une jolie matière. Bonne longueur finale. Pas totalement en place actuellement. A revoir. Assez Bien +
 
Gigondas « Cuvée Excellence Vieilles Vignes » 2007 : (19 mars 2009) Echantillon. Nez moins expressif, un peu en retrait. Notes de fruits rouges, cacao et réglisse. Les tanins sont soyeux, la bouche ronde et équilibrée. Finale plus ferme, marquée par un certain caractère. Très Bien et à attendre.
 
Gigondas 2006 : (30 décembre 2008) Grenache 80%, Syrah 20%. Vendange entière. Cuvaisons de 18 à 20 jours. Elevage en foudres pendant 12 mois, puis quelques mois en cuve. La robe est rubis à reflets rosés sur le disque. Joli nez de framboise, de mûre, de quetsche puis de bonbon à l’aération. Très salivant. La bouche est très ronde, gourmande, même si elle manque un peu de volume (effet millésime ?). Les tanins paraissent fondus. A boire sur sa gourmandise. Bien +
 
Gigondas « cuvée Excellence Vieilles Vignes » 2006 : (27 août 2009) Grenache 60%, Syrah 40%. Vendange entière. Cuvaisons de 24 jours. Elevage en cuves pendant plus d’un an. Le nez est mûr sur les fruits noirs, vin doté d’une très belle sève avec un côté sanguin et sauvage très joli. La bouche est également très séveuse, équilibré, riche et ample mais très structurée et droite. Belle longueur finale. Un très beau Gigondas sur ce millésime. Très Bien
 
Franchise aromatique et respect du fruit. Le choix de travailler – presque – sans bois, donne des vins francs et purs, avec des tanins fermes mais à la qualité prometteuse car les vins vieillissent bien. La différence de niveau entre les deux cuvées est bien nette. La vendange entière parait bien maitrisée. Elle apporte la fraicheur nécessaire sans notes végétales.
 
 
Clos du Joncuas - Fernand and Dany Chastan
 
Gigondas 2005 : (13 novembre 2009) Elevage en foudres 12 mois. Grenache 80%, Mourvedre/Syrah/Cinsault 20%. Vendange entière. Cuvaisons de 21 à 28 jours avec remontages. Elevages en foudres 12 mois. Domaine BioD, certifié Ecocert. Le nez est tout d’abord assez réduit sur des notes animales, puis laisse passer des arômes de fruits noirs peu vifs. La bouche a du ressort et est encore tannique, équilibrée avec de la gourmandise. Ce n’est pas très long. Bien +
 
Gigondas 2003 : (30 Décembre 2008) La robe est rubis à reflets orangés sur le disque. Le nez est diffus, poussiéreux, terreux avec une sensation d’alcool dominante. Toujours cette sensation d’alcool à l’aération avec une pointe d’élevage. Les tannins sont importants en bouche, l’équilibre semble délicat mais pas caricatural. Longueur moyenne. Assez Bien
 
Gigondas 2002 : (30 Décembre 2008) Le nez est chaleureux sur la retenue avec une pointe d’élevage. Le second nez est encore marqué par l’élevage avec les fruits noirs sous-jacents. La bouche est équilibrée sans manque criant de matière. Elevage intégré. C’est gourmand. Bonne surprise pour le millésime. Bien
 
 
Domaine Montirius - Christine et Eric Saurel
 
Gigondas 2005 : (13 novembre 2009) Le nez est terreux, sur les fruits mûrs et la cerise amarena. La bouche est riche, c’est très mûrs mais avec un équilibre juste correct. Cela semble assez évolué en finale et un peu chaleureux. Bien
 
Gigondas 2004 : (13 novembre 2009) Le nez est confit, sur des arômes de chocolat, de cerise et un côté floral. La bouche présente une petite sucrosité mais sait rester fraîche, encore très tannique malgré une certaine évolution. Bonne longueur finale. Bien +
 
 
Domaine de Montvac - Cécile Dussert
 
Gigondas 2005 : (30 Décembre 2008) Grenache 70%, Syrah 25%, Mourvèdre 5%. Egrappage partiel. Cuvaisons de 20 jours. Elevages 12 mois en barriques puis cuves quelques mois. Ce domaine appartient à la femme de Philippe Cartoux, le propriétaire du Domaine des Espiers. La robe est rubis à reflets rosés sur le contour. Le premier nez est très floral, puis végétal (rafle) de façon entêtante au second nez. La bouche est tannique, l’alcool est intégré mais une pointe « verte » nuit à l’ensemble à ce stade. Un vin difficile à apprécier en dégustation pure. Assez Bien
 
Gigondas 2004 : (30 Décembre 2008) La robe est rubis à reflets rosés. Le nez est floral, très ouvert et plus profond à l’aération sur des fruits bien mûrs. La bouche est gourmande, bien équilibrée avec une longueur correcte. Ce vin est bien plus agréable que le 05 à ce jour. Bien ++
 
 
Domaine du Pesquier - Guy Boutière
 
Gigondas 2006 : (30 Décembre 2008) Grenache 75%, Syrah 20%, Mourvèdre 5%. Egrappage partiel et longue cuvaison. Elevage en cuves et foudres 24 mois. La robe est rubis profond à reflets violacés sur le disque. Le nez est sur les fruits noirs, un peu alcooleux mais à l’aération les fruits noirs mûrs (mûre) dominent avec un côté fumé. Dès l’attaque la bouche est ample avec des notes de fruits cuits mais sans aucune sensation de lourdeur. La finale est très longue. Un 2006 plus costaud que la moyenne. Belle découverte. Bien ++
 
Gigondas 2005 : (30 Décembre 2008) La robe est rubis à reflets rosés orangés sur le contour. Le premier nez présente une pointe végétale (rafle), du menthol, les fruits très mûrs avec une sensation de rusticité. A l’aération, la prune, les fruits à l’eau de vie font leur apparition. La bouche présente des tannins encore serrés, c’est moins gourmand et moins frais à ce stade que le 2006. La longueur est correcte. A attendre à mon sens. Bien +
 
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Laurent Garlin et Thierry Faravel (La Bouïssiére), le Gigondas, ça rend joyeux!
 
Domaine Raspail Ay - Dominique Ay
 
Gigondas 2007 : (13 novembre 2009) Grenache 80%, Syrah 15%, Mourvedre 6%. 100% éraflé. Elevages en foudres et barriques pour 18 à 24 mois. Terroirs autour du domaine, situé à l’embranchement des routes de Sablet et Gigondas. Joli nez sur les fruits noirs avec pas mal de fond à l’aération. La bouche présente un bel équilibre, un joli fruit pur et une belle matière ample. L’acidité soutient parfaitement le vin. Bonne longueur finale. Très Bien
 
Gigondas 2006 : (27 août 2009) Le nez est assez végétal, des notes d’olive verte, puis à l’aération un côté bonbon. La bouche est bien équilibrée, les tannins assez fins et harmonieux, sans un gros volume. Bu un peu chaud, on a droit néanmoins à une jolie finale poivrée. Bien +
 
Gigondas 2005 : (30 Décembre 2008) La robe est rubis profond à reflets rosés sur les bords. Le nez est globalement sur les fruits noirs, évoluant très mûrs au second nez. Mais il semble aussi quelque peu fermé. L’attaque est fraîche, les tannins sont suaves, gourmands, l’équilibre est là, avec une certaine finesse. Finale de longueur correcte. Vin d’avenir, un classique du domaine. Très bien
 
Des vins fins et élégants, dont la vinification se veut douce (remontages, pas de pigeages). Les couleurs sont peu soutenues et les vins présentent des matières fines et soyeuses, tout en restant généreuses et pleines (éraflage totale). L’élevage est bien maitrisé et marque peu le vin. Des Gigondas équilibrés et personnalisés.
 
 
Domaine de la Roubine - Eric et Sophie Ughetto
 
Gigondas 2008 : (19 mars 2009) Une seule cuvée produite : Grenache, Syrah, Mourvèdre et cinsault (65/20 et 15 pour les deux derniers). Vendange entière. Elevage en demi muid et cuve béton totalisant 24 mois. Echantillon : En fin de malo, le vin ne se goûte pas très bien. Nez animal, un peu de volatile, finale dure. Non jugeable en l’état
 
Gigondas 2007 : (13 novembre 2009) Le nez présente beaucoup de fraîcheur, sur des notes réglissées, de fumé, on sent une belle sève. La bouche est à l’unisson, fraîche, riche, avec des tannins soyeux. Belle longueur finale. C’est très bon. Très Bien
 
Gigondas 2006 : (30 décembre 2008) La robe est rubis à reflets violacés. Se présente un joli nez sur les fruits noirs avec beaucoup de fraîcheur mentholée. Le second nez propose une touche réglissée. En bouche on a pas mal de tannins, c’est un 06 un peu rustique à ce stade, sur les fruits cuits. La finale est correcte. Attendre un peu. Bien
 
Un Gigondas plutôt bien fait, assez classique, avec un joli fruit respecté en limitant la part de bois dans l’élevage. Des vins à attendre pour que le tanin se fonde à la garde. En revanche, la vendange entière sur les millésimes frais peut se révéler plus hasardeuse. Mais un domaine tout jeune qui progresse rapidement, et dont les vins offrent toujours beaucoup de fraîcheur. A suivre.
 
 
Château de Saint Cosme - Louis Barruol
 
Gigondas « Tradition » 2007 : (13 novembre 2009) 67% grenache, Syrah 20%, Mourvèdre 12%, Cinsault 1%, non éraflé. Le nez est vanillé, élevage présent qui laisse transparaître des notes de cerise et d’épices. La bouche est riche avec une pointe de sucrosité, l’équilibre est correct et la finale de bonne longueur. Le boisé est un peu moins marqué et le vin se goûte mieux que fin août 09. Bien +
 
Gigondas «  Valbelle » 2007 : (19 mars 2009) Sélection parcellaire. Echantillon : Boisé outrageux : Jus de planche, fruit inexistant, bouche caricaturale. Pas notable en l’état.
 
Gigondas « Le Clos » 2007 : (19 mars 2009) Sélection parcellaire. Echantillon : Nez eucalyptus et menthol, avec une note réglissée. La bouche dévoile une matière sirupeuse avec des flaveurs sucrées et grillées. Les tanins - plus massifs - semblent mieux supporter l’élevage imposé. Bonne longueur, sur des parfums de fruits noirs confits. Bien
 
Des élevages caricaturaux, des vins sans personnalité. Sans vouloir être méchants, on se demande bien quel est l’intérêt de produire plusieurs cuvées, dont des parcellaires, qui n’expriment aucune origine ni aucune race. Un avis personnel à tempérer par le fait que ces 2007 sont des échantillons et que la prise de bois peut particulièrement les marquer en ce moment. Toutefois, je ne reconnais pas les vins de la fin des années 90 et du début des années 2000, toujours équilibrés, avec du fond et beaucoup de pureté. Ce choix d’élevage est-il concomitant avec le choix de cuvées parcellaires appréciées chez certains critiques ? Dommage.
 
 
Domaine Saint-Damien - Joël Saurel
 
Gigondas « Les Souteyrades » 2007 : (13 novembre 2009) Grenache 80%, Mourvèdre 20%. Cuvaisons de 8 semaines. Elevages en foudres 12 mois. Oenologue : Philipe Cambie. Vin issu du terroir Les Souteyrades à l’extrême sud-ouest de l’appellation. Sensation végétale/florale au nez (vendange entière ?), une pointe de sucrosité mais aussi de la fraîcheur. La bouche est riche, ample, un peu de sucrosité également, mais avec beaucoup de fond. Bonne longueur finale. Un vin à attendre, qui n’a pas encore donné son potentiel maximum mais bâti pour l’avenir. Bien ++
 
Gigondas « Les Souteyrades » 2005 : (30 Décembre 2008) La robe est rubis profond. Le nez porte sur les fruits cuits, la prune, une pointe végétale à l’aération. En bouche c’est surtout l’alcool qui domine à mon goût. Une déception pour ce vin bien noté par les guides. Attention toutefois à prendre ce commentaire avec précaution, ce vin étant le dernier dégusté (ou problème d’échantillon possible). A revoir. Moyen
 
Gigondas 2005 : (13 novembre 2009) Joli nez sur la framboise, la fraise et les épices. C’est pur et net. La bouche est évoluée mais encore tannique. Le style est très traditionnel mais possède beaucoup de gourmandise. A l’ancienne, mais c’est bon. Bien ++
 
Ce domaine propose des vins de style très traditionnel, qui mettent le grenache en valeur dans ce qu’il peut aussi avoir d’excessif en terme aromatique, avec beaucoup de gourmandise, des extractions mesurées mais aussi parfois un alcool prégnant. Espérons toutefois que les conseils avisés de Philippe Cambie ne modifieront pas le traditionalisme charmeur de ces vins.
 
 
Domaine Santa Duc – Yves Gras
 
Gigondas « Tradition » 2007 : (13 novembre 2009) : Grenache 75%, Syrah 10%, Mourvèdre 10%, Cinsault 5%. Vendange entière. Cuvaisons de 46 jours. Elevage 18 mois en barriques et foudres, puis 2 mois en cuves. Issus de terroirs situés au niveau du village (derrière vieille) et sur le plateau des garrigues en terrasse (santa duc, pallieroudas, les hautes garrigues, rocassières, goujar, carbonnières et plane). Le nez est floral, puis sur les fruits noirs confits. La bouche est ronde, les tannins présents mais soyeux, avec peu de sucrosité. Bonne longueur finale. Bien +
 
Gigondas « Prestige des Hautes Garrigues  » 2007 : (19 mars 2009) Vieilles vignes de Grenache, Mourvèdre, Syrah et Cinsault (80/15 et 5 pour les deux derniers) Élevage en pièces et foudres durant 2 ans. Echantillon : Nez floral, foin coupé, évoluant vers des arômes de cerise et fruits rouges. Elevage bien intégré. Attaque franche et ample. En bouche, les tanins sont bien présents, gras et encore serrés. Bonne longueur fruitée. Bien +
 
Gigondas « Tradition » 2006 : (30 décembre 2008) Le nez est mentholé, riche, floral. La bouche est assez simple, poivrée, c’est correct sans plus. Finale agréable. Bien
 
Gigondas « Prestige des Hautes Garrigues » 2006 : (19 mars 2009) Nez typé Grenache, kirsch, épices, pointe végétale. Bouche dense, tanins dominants et puissants. Grosse structure, mais finale encore chaleureuse. Bien
 
Gigondas « Tradition » 2005 : (30 Décembre 2008) La robe est rubis à reflets rubis rosés sur les bords. Le nez est épicé, sur les fruits noirs très mûrs, limite cuits. A l’aération, c’est plus frais et profond. La bouche est un peu pataude, sur les fruits cuits, quelque peu fatigante à mon goût. Sur cet échantillon, c’est une déception pour ce domaine phare de l’appellation. Moyen +
 
Gigondas « Prestige des Hautes Garrigues » 2004 : (13 novembre 2009) Le nez est encore dominé par l’élevage (caramel) avec une sensation de sucrosité. La bouche est poivrée, riche, et encore tannique, astringence sensible avec une pointe de sucrosité, mais sans lourdeur. A attendre encore. Bien
 
Bilan plutôt mitigé. Pas évident de définir un style, chacun des vins goûtés étant assez différent l’un de l’autre. Si les élevages sont plutôt bien maitrisés et marquent peu - ou élégamment - les vins, les finales restent assez chaleureuses (recherche de maturité ?). Un domaine ambitieux, dont les vins vieillissent bien, mais qui en jeunesse sont parfois massifs car issus de terroirs argilo-calcaires du plateau des garrigues.
 
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Vieux grenache au lieu dit Romane
 
Cuvées diverses :
 
Domaine de Piaugier Gigondas 2006 - Jean-Marc Autran : (30 décembre 2008) La robe est rubis à reflets rosés sur le bord. Le premier nez est végétal et seule l’aération complète cette dominante par plus de profondeur sur les fruits noirs. La bouche est relativement souple, fraîche avec beaucoup de ressort. Jolie finale réglissée. Bien +
 
Moulin de la Gardette Gigondas 2006 - Jean-Baptiste Meunier : (13 novembre 2009) Grenache 80%, Mourvèdre 10%, Cinsault 10%. Egrappage total. Elevage de 18 mois en cuves ciment, 10% en barriques pour 12 mois. Le nez est floral, avec des arômes de fraise, réglissé à l’aération. Joli nez très fin. La bouche est gourmande et bien équilibrée. Elle manque un peu de puissance (effet millésime) mais c’est bien fait avec une longueur correcte. Bien +
 
Domaine Les Pallieroudas Gigondas 2007 - Florent et Damien Burle : (30 Décembre 2008) Grenache majoritaire, Mourvèdre. La robe est rubis à reflets violets sur le contour. Le nez se présente réduit avec un côté grillé, l’aération permettant de faire apparaître les fruits mûrs et une certaine fraîcheur. La bouche présente un bel équilibre, et une petite sucrosité non rédhibitoire. C’est frais, encore bien jeune et la longueur est correcte. Bien
 
Mas des Restanques Gigondas 2007 - Josiane et Jean-Luc Faraud : (13 novembre 2009) Vendange entière. Elevages en cuves béton. Grenache et Syrah. Pigeages et remontages. Le nez est assez floral/végétal (vendange entière ?) avec une pointe de chocolat et de cerise à l’eau de vie. La bouche est kirchée, chaleureuse, assez gourmande, très grenache. C’est long en finale. Un style très sudiste mais bien fait. Bien +
 
Domaine La Fourmone Gigondas « Cuvée Fauquet » 2007 - Roger Combe et Filles : (13 novembre 2009) Vignes au lieu-dit Petit Montmirail. Grenache majoritaire, Syrah, Mourvèdre. Le nez est dominé par des arômes de charcuterie fumée. La bouche est riche, l’alcool est sensible mais ça reste gourmand, les tannins sont plutôt fondus. Elégant sans un gros fond pour le millésime. Bien
 
Château de Montmirail Gigondas « Cuvée de Beauchamps » 2006 - Archimbaud-Bouteiller : (30 Décembre 2008) Grenache 75%, Syrah 15%, Mourvèdre 10%. Egrappage Partiel. Cuvaisons de 20 jours avec remontages. Elevage 15 mois en cuves. Issu du terroir Beau champs au sud de l’appellation. La robe est rubis à légers reflets violets sur le disque. Au nez une sensation de fruits en surmaturité et l’alcool dominent. Au second nez, l’alcool est toujours présent avec les fruits noirs qui font leur apparition. En bouche, c’est très rond avec une bonne amplitude, une belle longueur. Un vin rustique à boire dans les quelques années qui viennent. Bien
 
Domaine Les Pallières Gigondas 2006 : (13 novembre 2009) La robe est claire et évoluée sur le disque. Le nez est chaleureux et ça manque de fond. Les fruits cuits dominent. La bouche est fatigante et sucrailleuse, la matière insuffisante pour supporter l’alcool. Pas très digne du domaine. Moyen
 
Domaine de Cassan Gigondas 2005 : (30 Décembre 2008) Grenache 75%, Syrah 18%, Mourvèdre 7%. Egrappage partiel. Cuvaisons longues, jusqu’à 35 jours avec pigeage. Elevages en cuves et barriques. Issu de terroirs d’altitude situés entre 300 et 400 mètres. Il est à noter que ce domaine vient de changer de propriétaire pour le millésime 2009. La robe est rubis à reflets violets sur le disque. Le nez présente une jolie note de framboise, puis une pointe animale (réduction ?) derrière les fruits noirs, les épices. Il se fait plus profond à l’aération. La bouche est plutôt souple pour le millésime, ronde, gourmande. Un vin agréable à boire des maintenant, mais avec un potentiel plus limité dans ce millésime. Bien
 
Château Redortier Gigondas 2005 - Etienne, Sabine et Isabelle de Menthon : (30 Décembre 2008) Grenache 60% et Syrah 40%. Vendange entière. Cuvaisons de 3 semaines. Elevages 2 ans en cuves ciment. La robe est rubis profond à reflets violets sur le bord. Le nez est poivré avec une pointe d’alcool qui ressort de concert avec une sensation végétale (rafle) qui s’accentue à l’aération. En bouche la matière est correcte mais présente une certaine sucrosité à ce stade. La finale offre un joli retour grâce à sa longueur. Bien
 
Domaine Saint-Gayan Gigondas 2005 - Jean-Pierre Meffre : (30 Décembre 2008) Grenache 75%, Syrah 15%, Mourvèdre 10%. Vendange entière. Longues cuvaisons. Elevages 12 mois en fûts. La robe est rubis profond. Le premier s’exprime sur le chocolat, une pointe animale et un côté mentholé (rafle ?). A l’aération, le côté foxé s’accentue de façon peu agréable. La bouche est tannique et présente une belle matière, bel équilibre. Un vin à attendre. Si ce n’est problème de déviance au nez (effet échantillon ? réduction ?), c’est un Gigondas classique et de garde. Bien +
 
Domaine les Chênes Blancs Gigondas 2005 - Jean Roux : (30 Décembre 2008) Grenache 74%, Syrah 19%, Clairette 5,5%, Mourvèdre 1,5%. Vendange entière. Elevage 22 mois en cuves béton et acier. La robe est rubis à reflets violacés rosés sur le disque. Joli nez qui se présente de façon intense sur les fruits noirs, la réglisse. Le second nez est très pur et offre beaucoup de fraîcheur sur la cerise noire. La bouche est gourmande, ronde, mais manque un peu de volume en finale. Belle pureté des arômes en tout cas, et belle découverte. Bien++
 
Château du Trignon Gigondas 2005 - Famille Quiot : (30 Décembre 2008) Grenache 65%, Syrah 25%, Mourvèdre/Cinsault 10%. Elevage en foudres uniquement. Issu de trois terroirs différents (mollasses argileuses et calcaires, alluvions anciennes caillouteuses, et safres et grès). Attention, ce 2005 a été produit sous l’égide de l’ancien propriétaire. Les Quiot (Vieux Lazaret et Domaine Duclaux à Chateauneuf notamment) possèdent le château depuis 2007. La robe est rubis foncé à reflets violacés sur les bords. Le nez présente des arômes de fruits noirs et de poivre. Une jolie sève apparaît à l’aération. La bouche propose une belle matière, là encore séveuse, les tannins sont présents et permettent d'anticiper une belle garde. Un beau vin. Très bien
 
Domaine de Longue Toque Gigondas 2005 - Gabriel Meffre : (13 novembre 2009) Elevage en cuves béton. Grenache 75%, Syrah 20% et Mourvèdre/Cinsault 5%. Le nez est sur les fruits confiturés et l'alcool perçu est important. La bouche est dominée par les fruits cuits, c’est épicé et poivré avec une certaine sucrosité. Bonne longueur finale. Juste correct pour le millésime. Assez Bien +
 
Gigondas2
Lieu dit La Machotte
 
Conclusions et réflexions :
 
D’une façon générale, les vins de Gigondas se présentent tels des vins robustes, taillés pour la garde, parfois encore rustiques, mais possédant pour les meilleurs une fraîcheur qui les rend d’une superbe buvabilité à partir de 5 à 7 ans d’âge, voir plus dans les grands millésimes. Un certain nombre de producteurs utilise depuis dix à quinze ans des barriques neuves qui, mal maîtrisées, ne permettent pas toujours aux vins du cru de s’exprimer. Ils demeurent une minorité, beaucoup utilisant encore les vieux foudres traditionnels ou les cuves aciers et béton.
 
Au cours de ces différentes dégustations, trois points m’ont interpellé :
 
- Le premier, c’est le bon niveau d’ensemble de l’appellation. Peu de vins sont géniaux à ce stade de leur vie, mais très peu sont médiocres. Et pour avoir bu quelques millésimes anciens de bons domaines, les vins se bonifient sur 10 à 20 ans sur les belles années. Pour devenir superbes, avec une fraîcheur caractéristique des vins produits sur les terroirs les plus élevés de l’appellation, conjuguée au volume naturel des vins du Sud rhodanien. Pour des vins de garde, le prix moyen des vins de l’appellation se situant à 12,50 € : cela reste très intéressant.
 
- Le second, c’est que le millésime 2006 est un millésime de transition à Gigondas coincé entre 2005 et 2007. De façon quelque peu atypique, les vins sont plus souples, plus ronds, moins tanniques, parfois avec un manque de fond par rapport à des millésimes plus classiques. Pourtant, aromatiquement, certains vins sont gourmands et apportent du plaisir même s'ils n’auront pas la garde de 2005. 2007 semble conjuguer gourmandise et tannins massifs mais soyeux, avec moins de sucrosité ressentie sur ce millésime que nombre de Châteauneuf goûtés ; même si cela reste sensible également pour certaines cuvées. Certainement un futur grand millésime, mais où - comme partout - il faut goûter avant de faire son choix.
 
- Le dernier point qui ne m’avait jamais surpris à ce point (d’où l’intérêt de la dégustation comparative), c’est la différence marquée aromatiquement entre les vins vinifiés en vendange entière (ou partiellement égrappés) par rapport aux éraflages complets ; vous remarquerez qu’à Gigondas, beaucoup de domaines vinifient encore en vendange entière ou presque. Notamment, les vins vinifiés en grappe entière (ou seli-entière) du millésime 2005 présentaient des arômes de rafle prononcés, végétaux, voir floraux, parfois entêtant en comparaison des vins égrappés... mais aussi une fraîcheur souvent supérieure. Curieusement, pour les domaines qui n’égrappent pas, les 2006 ne présentaient pas ces caractéristiques. Les domaines dans ce cas auraient-ils réduis les durées de cuvaison, diminué l’extraction pour s’adapter à la maturité constatée ? ou tout simplement est-ce que ces domaines n’ont pas fait une entorse à leurs habitudes sur ce millésime ?
 
Je comprends néanmoins mieux pourquoi dans leur jeunesse ce type de vin sort souvent moins bien dans les dégustations comparatives, ce choix de vinification pouvant même laisser penser à un manque de maturité, ce qui n’était certainement pas le cas sur les millésimes 2005 ou 2007 ; au moins pour les vins que je connaissais déjà pour les avoir dégustés auparavant à table, sans qu’ils ne présentent cette caractéristique marquée. Cela démontre à mon sens réellement les limites du jugement lors d’une dégustation ponctuelle pour des vins jeunes, si l’on juge strictement par le plaisir immédiat ressenti ; alors pourtant qu’il s’agit de l’essence même du vin que d’apporter du plaisir. Contradiction incontournable, et difficile à gérer lorsqu’il s’agit de juger un vin.
 
Conclusion de Nicolas Bon, suite aux dégustations du 19 mars 2009 lors de « Découvertes en Vallée du Rhône 2009 » : J’ai été agréablement surpris par la bonne qualité moyenne des vins goutés. De plus, alors que je pensais que la journée serait difficile et que je saturerais vite, je dois dire que je n’avais ni le palais fatigué, ni la bouche pâteuse après presque 40 vins goûtés (et ce, malgré les degrés affichés). Je crois que nous sommes assez loin des Gigondas lourds et alcooleux des années 90. Les vignerons ont fait beaucoup de progrès dans les vinifications, sur les élevages, et dans les maturités, pour essayer de coller au mieux au « juste » équilibre. Une appellation à (re)-découvrir surtout que les rapports qualité prix sont globalement plus intéressants que sur le vignoble de Châteauneuf-du-Pape. Petit bémol toutefois : il ne faut pas trop parler de culture bio avec les vignerons du secteur. Ce n’est pas vraiment rentré dans les mœurs, même si certains parlent assez facilement de lutte raisonnée. Mais au final, chacun fait ce qu’il veut et il n’y a pas vraiment de contrôles. Espérons que la pratique d’une viticulture plus respectueuse de l’environnement et du produit finira par les toucher également.
 
 
Laurent Garlin (avec la participation de Nicolas Bon)
 
 
NB : Comme pour toute dégustation, nous tenons à rappeler qu’il s’agit de notes succinctes et totalement subjectives, correspondantes à une dégustation un jour j. Il faut donc de les prendre pour ce qu’elles sont, une information supplémentaire sur les vins de cette appellation.
 
 

Le 22/09/2014 à 10h10
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