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Grands Vins de la Vallée du Rhône
   
 
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Contexte : Cette dégustation organisée par le club l’Epicuvin s’est déroulée le samedi 21 décembre 2013 au restaurant le Bistrot d’Ariane, à Lattes. Chaque fin d’année, le club organise une dégustation dite « de prestige » et offre ainsi la possibilité à ses participants de déguster quelques crus parmi les plus renommés. Cette année, c’est la mythique vallée du Rhône qui fut mise à l’honneur, avec une petite sélection de vins parmi les plus recherchés et appréciés de la région, tant au sud qu’au nord, tant en blanc qu’en rouge. La dégustation s’est déroulée en trois phases : tout d’abord avec trois blancs qui furent servis étiquettes découvertes, puis avec une série de six rouges servis à l’aveugle ; et enfin trois vins supplémentaires étiquettes découvertes, pour accompagner le repas.
 
 
Mise en bouche :
 
Yann Chave, Crozes-Hermitage blanc 2010
Le nez est élégant, précis, net, sur des notes de pêche, d’agrume et une touche abricotée. La bouche présente une belle ampleur à l’attaque, la matière est relativement grasse, mûre et accompagnée d’un joli fruité. La finale présente quelques fins amers qui donnent de la tension à l’ensemble. C’est un vin très plaisant, agréable et sans défaut. Bien +
 
 
Les blancs :
 
Domaine Georges Vernay « Coteau de Vernon », Condrieu 2009
Robe intense, d’une grande brillance et d’un or éclatant. Le nez se livre immédiatement et avec beaucoup d’intensité sur des notes de fruits jaunes mûrs, d’abricot, de crème pâtissière, de beurre et une touche safranée. A l’attaque, le vin est doux, soyeux, enrobant donnant une impression tactile presque « sirupeuse ». L’élevage se fait un peu plus présent également avec une note beurrée qui s’intensifie. Toutefois, l’ensemble présente un superbe équilibre grâce à une acidité finement enrobée et salivante sur la fin de bouche. Longue finale, revenant avec gourmandise sur des fruits confits. Beau vin assumant un profil un peu baroque. Très Bien+
 
Château Grillet 1989
La robe est or paille, avec des reflets gris ; elle fait peu évoluée pour son âge. Le nez est d’intensité moyenne, assez serré mais avec encore une belle expression fruitée, ou se mêlent également des notes de bonbon type arlequin et de poivre blanc. La bouche suit le même registre, on sent un vin très retenu, un brin austère, avec une matière droite, relativement ample, mais lisse et contenue. Finale fraiche, se marquant d’une petite note tourbée. Bon et beau, mais sans vraiment réelle émotion. Bien+
 
Paul Jaboulet Ainé « Chevalier de Sterimberg », Hermitage 1979
Robe à la teinte avancée, un peu terne, tirant sur le jaune paille foncé. Le premier nez présente des notes mielleuses et d’orangette, puis évolue rapidement dans le verre vers la cannelle, le caramel et la pomme au four de manière entêtante. L’attaque se présente bien, plutôt douce et soyeuse, avec encore une belle tenue. C’est sur le plan aromatique que les choses se compliquent, avec une oxydation marquée, des notes de pomme verte et une forte amertume qui déséquilibre l’ensemble en fin de bouche. Honorable mais fatigué.
 
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Les rouges :
 
Jean-Louis Chave, Hermitage 2005
Robe jeune, profonde, rubis violine avec un léger dépôt. Nez puissant et complexe, s’ouvrant sur des notes viandées, puis évoluant sur le poivre et les fruits noirs type cassis. Un léger boisé est également perceptible, mais celui-ci reste assez discret au nez. Attaque franche, immédiatement volumineuse et structurée. L’élevage se fait un peu plus présent en bouche, notamment par des tanins au grain grillé et torréfié et par une petite sécheresse sur la finale ; perception qui se fera un peu plus marqué au réchauffement et à l’air, par ailleurs. C’est un peu un lion en cage, loin d’être dressé. A suivre. Très Bien
 
Château Rayas, Chateauneuf-du-Pape 2005
Robe grenat relativement trouble, disque tirant sur l’orangé. Le nez est d’une complexité diabolique ! Il étonne et détonne, par son aromatique évoquant celle d’un vin blanc ; s’y mêle des parfums floraux variés (jasmin, violette), mais aussi muscat, miel, réglisse fraîche, fruits rouges et bien d’autres encore. La bouche est quasi parfaite dans toute sa constitution : rondeur, douceur, suavité, sapidité, finesse de tanin et grand équilibre. L’ensemble donne l’impression d’être hyper « facile » mais la puissance du vin est juste parfaitement maîtrisée. Très bonne longueur, encore très aromatique et persistante, d’où seule une petite note chaleureuse perceptible pourrait venir ternir la qualité exceptionnelle de l’ensemble. Grand. Excellent.
 
Domaine les Bruyères - David Reynaud « Les Croix », Crozes-Hermitage 2010
Robe intense, profonde, pourpre violine. Nez particulièrement volubile, s’ouvrant sur des notes sanguines, évoluant sur la violette, les pétales de fleurs, le zan, la Suze… c’est très flatteur ! La bouche est au diapason, offrant une matière soyeuse et suave, ample, caressante, élégante, dynamique, fraîche. L’expression aromatique est également très intense et donne à l’ensemble un coté très savoureux. On est bluffé par sa qualité, son coté fin et salivant. Seule sa finale, un peu plus simple et à l’allonge contenue pourrait le rapprocher de son véritable statut. Très beau vin. Très Bien+
 
Domaine Jamet « Côte Brune », Côte Rôtie 2000
Robe violine rubis de belle intensité, encore de la jeunesse. Flagrances typées de syrah, variant sur l’olive noire, le musc, des notes florales de violette et cassis et une petite touche végétale. La bouche présente un équilibre plutôt construit autour d’une acidité perceptible. Les tanins sont fins et soyeux, mais assez en retrait. La matière est plutôt contenue et donne l’impression d’un vin resserré sur lui-même. L’ensemble ne manque indéniablement pas de qualités, notamment grâce à sa fraîcheur, mais on aimerait un peu plus d’explosivité. Très Bien
 
Henri Bonneau « Reserve des Célestins », Châteauneuf du Pape 2006
Robe grenat relativement dense, avec un début d’évolution perceptible. Le nez est un peu brouillon, avec des notes de vernis à ongle, sparadrap, caoutchouc chaud, puis offrant à l’air une aromatique plus noble de bouquet garni et cacao amer, sans se dépareiller toutefois de senteurs un peu trop « border line ». Gros volume dès l’attaque, avec une matière grasse et copieuse. Milieu de bouche appréciable, grâce à sa texture et sa puissance mais des notes d’acétate d’éthyle rédhibitoires gâchent un peu l’ensemble. En final, se sont les tanins qui présentent un caractère un peu trop carré, avec une mâche certaine donnant à l’ensemble une légère sécheresse. Persistance sur le cacao et l’alcool. J’adhère moyen. Bien
 
Etienne Guigal « La Turque », Côte Rôtie 2001
Robe grenat orangé, de densité moyenne. Le nez est peu avenant, peu précis et particulièrement marqué par des notes animales, ventre de lièvre, sueur, cuir ; il s’ouvre sur les fleurs séchées, le cigare et le pot pourri avec en filigrane une touche cartonnée. La bouche est assez souple à l’attaque, avec une matière qui semble assagie. Les tanins sont bien intégrés, peu perceptibles, et l’ensemble ne fait pas montre d’une grande densité. Tout en droiture, le vin se resserre nettement sur une acidité assez franche, laissant peu de place à l’intensité aromatique. Effet de séquence peut-être, mais un vin assez loin de son statut. Bien+
 
 
A table :
 
Cigares de Saumon fumé de Norvège et blinis
Domaine Villard « Deponcins », Condrieu 2011
Nez pâtissier, abricoté, crémeux et « gras ». Beau volume de bouche, mais avec une sensation de sucrosité perceptible et une acidité assez basse, qui rend l’ensemble un peu lourd et sirupeux. Finale abricotée, d’une grande « typicité » mais assez éloignée de mon goût. Bien
 
Civet de Chevreuil
Paul Jaboulet Aîné « La Chapelle », Hermitage 1999 (magnum)
Le nez manque un peu de charme et d’élégance ; aux notes d’olive noire et de tapenade, se mêlent des arômes d’élevages résiduels, variant sur le fumé, le cigare et le café ristretto. La bouche est souple et soyeuse à l’attaque, avec un volume contenu et des tanins enrobés. La finale, un peu plus brouillonne, laisse en bouche est impression de sécheresse et d’amertume. Pas vraiment excitant. Assez Bien+
 
Crêpe Suzette à l’orange
Domaine des Bernardins, Muscat de Beaumes de Venise 2012
Très joli nez muscaté, floral, de lilas, d’orange confite. Liqueur sirupeuse, charmeuse, équilibrée, aromatique, fine mais jamais excessive. Joli vin de dessert, juste et plaisant. Très Bien
 
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A l’issue de la dégustation, un petit classement des vins (sur la série des rouges) a été demandé aux participants. Les deux premiers vins, Château Rayas et Henri Bonneau, récoltent 21 points chacun ; le Rhône sud devance ainsi nettement le Rhône septentrional avec une fourchette de point allant de 13 points (David Reynaud) à 10 points (Domaine Chave) pour les quatre vins suivant. Le peu d’écart entre ces vins révèle probablement une certaine diversité dans les goûts des participants et/ou une forme d’homogénéité dans la qualité. Il est quand même étonnant de voir le vin le moins cher de la dégustation - en l’occurrence le David Reynaud - se placer devant trois autres crus bien plus ambitieux de la même région. Son accessibilité et son immédiateté dans ce genre de dégustation sont souvent des qualités qui impressionnent et « surprennent » en quelque sorte les participants, et cela vaut pour moi aussi ! Le niveau moyen de la dégustation est toutefois très intéressant, avec un Château Rayas au sommet, fidèle à son style (rapidement reconnu pour cela) et avec toujours cette propension à pouvoir être bu à tout moment, contrairement par exemple au Chave, aux qualités indéniables aussi mais dont le style imposera une longue patience pour pouvoir un jour ajouter à sa dimension un plus grand plaisir. A contrario, déception relative pour la Turque de Guigal, la Chapelle de Jaboulet et le Château Grillet, dont les réputations et prix autorisent à en attendre un peu plus. Mais il reste toujours là l’exercice de la photo instantanée des vins, avec tous les aléas et précautions d’usage qui en découlent ; ne boudons pas pour autant notre plaisir de pouvoir côtoyer de temps en temps des étiquettes de ce calibre…

 
 

Le 24/10/2014 à 20h43
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