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Repas dégustation sous le signe de l’éclectisme
 
 
Une réunion de copain motivé pour un petit repas dégustation au thème libre. Les vins été servis à l’aveugle, sans ordre précis de service. Voici quelques notes prises à la volée, accompagné des mets de la soirée.
 
Quincy : DOMAINE DE VILLALIN «  Anastasie » 2007
100% sauvignon, ce Quincy se présente avec un gaz assez imposant, ça perle même dans le verre ! Cette bouteille nécessite donc un bon dégazage pour présenter des aromes assez discret de citron, de buis et de Golden. Même après secouage, en bouche le vin demeure légèrement perlant. La matière est légère, avec un joli fruit et une trame gouleyante. C’est frais et sympa et ça se boit sans prise de tête. 12,5/20
 
Valais : DOMAINE DE BEUDON « Fendant » 2003 (Suisse)
Le fendant est le nom local du Chasselas qui, rappelons-le, est aussi un raisin de table. Nez sur l’ananas, les fruits exotiques, une pointe beurrée. La bouche est ample, la matière ronde et grasse avec une acidité qui parait fine. Longueur moyenne, il prend un côté limite mollasson en se réchauffant, comme beaucoup de chasselas valaisans qui ne sont pas « retendu » au gaz carbonique. 14/20
 
repas1
Mini flan de courgette et boule de Féta à la ciboulette, coulis de poivron
 
Langhe : ALDO VAJRA « Bianco » 2007 (Italie)
Ce blanc piémontais transalpin est en fait un 100% riesling. Très surprenant, le nez s’ouvre sur des notes de pâtisserie et d’abricot, assez loin de l'image que l'on a du riesling donc, dans un premier temps. A l’aération, voilà des arômes d’écorce de citron et menthe. Attaque très franche avec un vin à l’acidité haute et une matière ciselée. Grande intensité aromatique, avec des notes franchement citronnées. La finale est droite, avec une belle longueur sur de fins amers. Superbe et dépaysant ! Et tendu de chez tendu, malgré 14 degrés d'alcool. Ne s'est même pas effondré le lendemain, quand bien même nous l'avons regouté en plus un peu chaud. 16,5/20
 
repas2
Tartine de brandade au parmesan et sèches à la plancha, asperges et poireaux des vignes
 
Château Grillet : CHATEAU GRILLET 2002
Déjà goûté quelques jours avant cette soirée, voici mon commentaire de la première dont je ne changerai pas une virgule (sauf que là, je savais ce que je buvais). La robe est paille brillante. Le nez est d’une grande expression avec ses aromes grillés, légèrement fumé, puis évoluant sur des notes pralinées, anisées et iodées. Ce bouquet n’aura de cesse d’évoluer, s’articulant avec une grande complexité autour d’une trame racée et profonde. Dès la prise en bouche, le vin se montre fin, droit et sérieux. La matière parait ample et grasse mais elle est équilibrée par une fine acidité soutenue par une texture saline et de fins amers. Si le vin preuve d’une certaine retenu, il en impose par sa classe et son toucher fabuleux. La finale confirme : la longueur est remarquable est retrouve quelques notes de fruits jaunes trahissant le cépage. Servi à l’aveugle, il a été très facile de déceler un grand terroir et un vinificateur de génie, pour le reste...Une grande émotion 19/20
 
Et là c’est le drame… les deux prochains vins, le dernier blanc et le premier rouge, présentent les deux pires maladies du vin : Le Gauby Blanc « Coume Gineste » 2000 est complètement oxydé, tandis que le rouge du domaine Les Clapas « en avant doute » 2007 en VDP des coteaux de l’Ardèche est lui irrémédiablement bouchonné. Passons...
 
Cornas : DOMAINE VOGE « Vieilles Vignes » 2000
Nez syrah, d’olive noire, de fumé avec une pointe de cassis. La bouche est souple, soyeuse, avec des tanins doux, fins et légers. L’ensemble manque peut être d’un peu de ressort et de tension qui lui donnerait certainement plus d’allonge et de profondeur. Bien, mais pas bouleversant. 14,5/20
 
Barolo : DOMENICO CLERICO 2002 (Italie)
Assemblage des crus Ciabot Mentin Ginestra, Pajana et Percristina pour ce millésime difficile sur le Piémont. Le nez, un peu foufou, s’ouvre sur des notes mentholées, d’eucalyptus et de chlorophylle. Cette trame est soutenue par une pointe de volatile. En bouche, en revanche c’est un vin ample, aux tanins masculins, accrocheurs, débordants et qui finissent par serrer et assécher la finale. Il donne la sensation de croquer un morceau de charbon. Je n’adhère pas et l’évolution ne lui est pas favorable (sensation boisée intense). 12/20
 
repas3
Risotto (un peu raté...) aux truffes du Pic Saint Loup (mais tres bon!!!)
 
Etna Rosso : TENUTA DELLE TERRE NERE « Calderara Sottana » 2006 (Italie)
Assemblage de deux cépages autochtones, Nerello Mascalese 98% et Nerello Cappuccio 2%. Terroir volcanique, sur les pentes de l’Etna. Le nez présente des parfums de fruits rouges, de cerise, de réglisse et une pointe de cassis. Un nez doux, qui m’évoque un gamay très mûr. L’attaque est nette et précise. La bouche développe de petits tanins fins, ciselés, racés, et au grain ferme. Un vin de caractère, mais au toucher remarquable et à longueur superlative. Il évoluera vers des notes finement torréfiées (expression du terroir car pas de bois neuf) et un peu confites (effet 2006). L’accord avec les truffes envoie du lourd ! 17/20
 
VDP de l’Hérault : GRANGE DES PERES 1996
Le nez présente des arômes de fruits compotés, de musc et de vieux cuir. En bouche, le vin doux et suave est nettement évolué. La matière fatigue un peu et les tanins tendent à s’assécher en finale. Le vin a vieilli, il prend du plomb dans l’aile. Mais avec des vignes de 8 ans d’âge et des fûts qui n’avaient pas la qualité de ceux d’aujourd’hui difficile de faire des miracles après 13 années de bouteille. Je reste sur l’image de la dernière 1996 gouté il y a un peu plus de quatre ans ; l’image d’un Grand Languedoc… 13,5/20
 
Châteauneuf du pape : DOMAINE CHARVIN 1999
Voilà un vin typé grenache, Châteauneuf, et vendange entière ! Un vin d’école quoi. Et en plus c’est super bon, avec ses arômes d’herbes aromatiques, de laurier et de kirsch. La bouche est superbe, pleine de franchise, d’équilibre et d’élégance. La matière est fraiche et soutenue par des tanins soyeux et savoureux. Grande longueur avec une finale de « reviens-y »… terrible ! 17/20
 
Clos de la Roche GC : DOMAINE LOUIS REMY 1990
Des parfums floraux, de petits fruits rouges, de réglisse et d’épices douces, voilà un pinot superbement évolué. La bouche est une caresse, une invitation au plaisir, à l’hédonisme. Le vin est superbe et dévoile aujourd’hui tout son caractère longuement affiné et tempéré dans sa prison de verre. Longue finale tendue (Clos de la... Roche !), gourmande, délicate. Superbe. 18/20
 
repas4
Traditionnel veau aux olives et carottes confites.
 
Côte Rôtie : MAISON DELAS 1989
Une vieille côte rôtie qui présente un nez d’olive noir, de cendre froide, de café et de vieux cuir. Bouche souple, à la fois légère et veloutée à l’attaque, puis reprise par un bon ressort tannique lui donnant un beau volume sur la finale. Il aurait du être bu avant mais possède encore une belle tenue. 15/20
 
Barbaresco : BRUNO ROCCA « Rabajà » 1999 (Italie)
Le nez s’ouvre sur un peu de volatile, puis évolue vers des notes de poivrons rouges grillés, de cacao, de menthe chocolatée et de fruits confits. La bouche est d’une jeunesse insolente. Elle est dense, serrée, avec des tanins au grain pointu, encore accrocheurs, austères mais terriblement racés. Superbe complexité aromatique en finale et grande fraicheur, même si l’on souhaiterait un peu plus d’allonge de suite. Mais il a toute sa vie devant lui ! Il se goutera beaucoup mieux le lendemain, plus détendu dans le tanin, de forme plus ronde (toute chose égale par ailleurs, ça reste un nebbiolo !), mais encore très plein, bourré d'énergie et de fougue. Grand vin en devenir, qui mériterait juste un peu plus de pureté aromatique. 17/20
 
Coteaux Champenois : LARMANDIER BERNIER « Vertus rouge 1er cru »  2002
Voté à l'unanimité (bande d’ivrognes !) pour un dernier rouge avant le plateau de fromage, mon choix s’est porté sur cette bouteille. Et c’est un petit ravissement, un peu comme un rince-bouche (sans que cela soit péjoratif) dû à une grande et belle acidité, qui porte la matière vers un fruit acidulé rafraichissant. Petits tanins fins et croquants, notes pures de fraise épicée et de grenadine, belle finale salivante. Une « féminité » qui nous a charmés. 16/20
 
Château Chalon : MICHEL TISSOT 1959
C’était le moment le plus attendu de la soirée, le seul accord vraiment préparé. Bon, j’avoue que là j’ai décroché au niveau des notes, tellement ce fût grand… Souvenirs d’un Jaune aux arômes de noix fraîche, de morille, de cep et d’épices douces. Il s'ouvrira crescendo sur des notes diaboliquement nobles d'écorce d'orange avec des accents terpéniques. La bouche (après 12h de carafe) semble avoir rajeuni, et présente une finesse incroyable, avec une oxydation délicate, de la complexité dans la saveur, et une finale en queue de paon féérique. Avec les fromages, le temps ne compte plus, l’instant est unique et inoubliable. On note pas un tel mariage de saveurs !
 
repas5 repas6
Superbe Chalon qui a bien discuté avec le Comté 36 mois, le Beaufort et surtout le Gruyère suisse d'alpage.
 
Rivesaltes : MAISON CHAPOUTIER  1977
Comme souvent avec ces vins, une tenue dans le temps hors norme. Un vin au nez complexe de fruits à l'eau de vie, de chocolat, de boite de cigare, avec une impression boisée poudreuse et éthérée. Bouche de bonne tenue, avec encore pas mal de fruit, légèrement granuleuse et rustique sur la finale. Ce n'est pas un monstre de finesse mais il a tenu la route, et surtout poussé la pâtisserie « de fin » sans problème.
 
 
Wouahhhhhhh ! Quel voyage ! Au milieu de quelques domaines traditionnels, nous voilà partis sur les traces du fameux Château Grillet, sur les pentes de l’Etna, à la découverte d'un riesling du Piémont, sur les hauteurs du Valais, à la source des Pinots Champenois, et à la rencontre de l’éternelle longévité du « Jaune ». Sans oublier d’autres découvertes qui ont émaillé tout ce week-end d’une richesse incroyable. La preuve qu’un grand vin n’existe pas qu’au travers d’une grande étiquette.
Nous aurions pu faire un classement - aussi inutile qu’absurde - des vins de la soirée. Le trio de tête serait peut être composé de : Château Grillet, Charvin et Château Chalon, ce sont les trois bouteilles qui ont été complètement et rapidement rincées… Mais bon, des autres, il ne restait pas grand-chose à se mettre sous la dent le lendemain non plus...
Un tel moment de partage n'a pas de prix, les vins n'étant qu'un prétexte à passer une belle soirée entre amis. Je crois que cela s’appelle le bonheur, tout simplement…Merci à tous ;-)
 
 

Le 29/06/2017 à 12h37
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