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Repas dégustation autour de la Bourgogne
 
Compte rendu d’un « petit » repas dégustation entre amis. Tous les vins ont été servis à l’aveugle, dégustés avant le plat, puis en accompagnant de celui-ci.
 
 
Apéritif :

Chasselas de Villette HENRI CHOLLET « Vase N°10 » Canton de Vaud 2007 (Suisse) : Robe jaune clair, avec des reflets gris. Nez d’une belle expression avec des écorces de citron, des notes de petits fruits blancs et de silex. En bouche, l’attaque est perlante et vive. L’ensemble développe une belle matière ronde et soutenue par un peu de gaz (CO2) et une franche acidité lui donnant un caractère aérien. Bonne persistance aromatique en fin de bouche. C’est propre et net. 14.5/20
 
Les Blancs : Trois séries de deux vins pour accompagner les plats.
 
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Velouté de Topinambour au jus de truffe
 
HERITIERS DU COMTE LAFON « Clos du Four » Mâcon-Milly La Martine 2006 : Le Mâcon présente une robe paille brillante. Le nez, moyennement expressif, s’ouvre sur des aromes de pêche blanche, d’épices et de vanillé praliné. Attaque fine et douce avec une matière soyeuse et d’un beau gras. Acidité finement intégrée. Finale de longueur correcte, sur quelques notes grillées. 14/20
 
DOMAINE COCHE DURY Bourgogne 2006 : Le Bourgogne de JFCD présente une robe paille aux reflets gris. Le nez reste relativement peu expressif avec ses aromes de léger toasté. L’attaque est ample et bien grasse pour un simple générique. Plus d’expression en bouche, avec des notes beurrées et de fruits jaune. La finale se marque d’une forte acidité, donnant au vin une longueur quelque peu artificielle. Bien. 13.5/20
 
L’accord avec le velouté laisse le libre choix entre les vins car aucun des deux ne s’imposent sur le plat. Cependant, l’acidité du Coche se marie un peu mieux avec la douceur des topinambours, donnant un certain équilibre à l’accord. Avec les deux vins, les parfums truffés conserve toutes leurs expressions.
 
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Terrine de saumon
 
DOMAINE MARC COLIN Les Caillerets Chassagne Montrachet 1er cru 1999 : Le nez du Marc Colin fait preuve d’une belle maturité par ses notes de fruits confits, de miel et d’agrumes. La première sensation en bouche donne un vin qui parait court et resserré. A l’aération celui-ci gagne en ampleur, développant une trame droite et une matière tendre autour d’une acidité enrobée. La finale est d’une belle longueur, avec toujours ces fruits confits et grillés. Déjà goûté il y a quelques mois, c’est étonnant de constater que celui-ci nous a paru relativement plus mûr et moins fin. Cela reste tout de même très bon! 16/20
 
DOMAINE COCHE DURY Les Chevalières Meursault 2004 : Avec le Meursault de Coche, nous n'allons pas épiloguer pendant des heures, il n'y a rien de plaisant dans ce vin. Le nez outrageusement toasté et vanillé parait presque vulgaire. La bouche développe une trame monolithique et une matière sans véritable équilibre. L’attaque n’est que gras quand la finale n’est qu’acidité et amertume. Certes c’est un vin jeune, mais à ce stade, il n’y a vraiment rien d’intéressant à en retenir. 12/20
 
Dommage car les accords chardonnay / saumon, sont souvent très intéressants. Mais ici, le fumé du poisson domine le Chassagne tandis qu’il renforce l’amertume du Meursault. Allez, un bon verre d’eau, rien de mieux pour profiter de cette excellente cuisine.

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Sandre (mythique !) au beurre blanc
 
ETIENNE SAUZET Bâtard Montrachet Grand Cru 2000 : Le Bâtard de Sauzet dévoile un superbe nez, très complexe et développant des aromes de réglissé, de menthe et d’herbes fraîches rehaussés par des fruits exotiques. La bouche est d’une grande finesse et d’une belle classe. La trame est droite, tendue et encore un peu serrée. Fine acidité, bien enrobée mais qui laisse quelques notes alcooleuses dominer la finale. Un soupçon d’oxydation est également évoqué, mais regouté le lendemain, le vin s’est remarquablement tenu. Toujours droit dans ses bottes, il a même gagné en équilibre, en profondeur et en race. Aucun problème d’oxydation n’a été ressenti. Sa seule difficulté a été d’être goûté en même temps que le coche, ce qui à mon avis, a nettement minoré ses qualités. 17/20
 
DOMAINE COCHE DURY Corton Charlemagne Grand Cru 1996 : Nous ne pouvons décemment pas dire que nous n'avons pas aimé le Corton Charlemagne de Coche, en raison de son prix, de sa rareté ou simplement du fait que nous avons eu la chance incroyable d’avoir pu goûter ce vin une fois dans notre vie. Et puis de toute façon nous l’avons bien noté, même s’il reste assez loin de ce que nous attendons d’un grand blanc de Bourgogne. Le vin présente un nez intense, dominé par des aromes de fruits jaunes confits, de toasté fin et de fleurs jaunes. Dés l’attaque, le vin s’impose en bouche par sa trame opulente, volumineuse et large. Puis l’ensemble se redresse, s’étire et se tend grâce à une acidité soutenue, donnant à la finale une belle allonge. Retour sur des notes confites et grillées. Le vin parait d’une jeunesse insolente. Un style. 16/20
 
Une série empreinte d’une certaine déception pour nous, même si mes notes sont plutôt bonnes. Il me semble que nous sommes assez loin de ce que devrait nous livrer ces deux grands blancs de Bourgogne. Heureusement que le sandre est là pour nous rappeler que le vin est avant tout un produit de gastronomie. L’accord du Coche avec le poisson est absolument fabuleux !!! Le Sauzet ne fait pas non plus pale figure, même si la sauce au beurre blanc appelle un vin plus opulent.
 
  
Les rouges :

GEANTET PANSIOT Chambolle Musigny 1er cru 2000 : Un Chambolle Musigny qui fait donc office de trou Normand ; enfin, trou Bourguignon plutôt ! Robe assez évolué, grenat sombre. Un nez sauvage, dominé par des fruits mûrs, de la violette, des notes méditerranéennes de garigue avec un coté salin. La bouche parait un peu désordonnée avec une trame tendue et vive, mais des tanins brouillons et une finale trop acide. Bof 13/20
 
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Brouillade aux truffes ou truffes en brouillade, au choix...
 
DOMAINE ARMAND ROUSSEAU Chambertin Grand Cru 1993 : « Bonjour, je m’appelle Rousseau, je viens du Chambertin et je vais vous montrer ce qu’est l’équilibre » et bien voilà comment il faut nous parler ! Alors voyons voir: un  nez envoûtant, floral, rose fanée, truffe, énorme bouche, harmonie parfaite, toucher de bouche fabuleux, grand équilibre, finale extraordinaire. C’est un peu court me direz vous. Mais que dire de plus au delà de ses quelques mots bruts ? Et bien que nous avons été littéralement possédé par ce vin, par la profondeur de son parfum et par sa matière en dentelle cousue d’un fil de soie. L’équilibre mes amis ! L’Equilibre avec un grand « E ». L’accord avec le plat est suprême (merci Franck pour cette superbe brouillade), nous ne savons plus si nous buvons de la truffe ou mangons du Chambertin. Le moment est inoubliable, l’instant magique... Unique et parfait. 20/20
 
DOMAINE TRAPET PERE ET FILS Chambertin Grand Cru 1993 : Il faut passer après cela, tout grand Chambertin de Trapet que l’on soit. Un joli nez, bien complexe, évoluant sur des aromes de griotte, de champignon, d’épices douces avec une pointe de vanillé et de poivre blanc. Attaque ample et de belle tenue. Les tanins font preuve d’un peu d’austérité amplifiée par une certaine dureté. L’ensemble demeure assez fin grâce à une finale aromatique et persistante, mais qui révèle aussi un peu d’oxydation. Mais l’avons nous objectivement bien jugé ? 15/20

Plateau de fromage:
 
DOMAINE DERVIEUX-THAIZE « Côte Blonde - La Garde » Côte Rôtie 1985 : Allez, on fini tranquillement, en roue libre. Trop vieille, la Côte Rôtie est peu structurée. Les aromes de coquille d’huîtres et de résine de pin se mêlent à un caractère liégeux et oxydatif. Il a vécu.
 
DOMAINE DU CLOS DE FEES « Vieilles Vignes » Côtes du Roussillon Village 2001 : Le Clos des fées est un ravissement en fin de séance. Avec son jus doux et soyeux, sa matière finement boisée où s’expriment des aromes de mures, de bois précieux et de vanille sucrée, il se pose délicatement sur le palais, sans brutalité et avec une délicate harmonie. La bouteille n’a pas eu le temps de connaître une seconde vie. Excellent. 17/20
 
  
Voilà. Un énorme merci à nos hôtes toujours aussi généreux et au taquet. Il faut qu'ils se méfient, on pourrait vite y prendre goût ! Et maintenant, on attaque la Mirabelle !!!...
 
 
 
 

Le 01/09/2014 à 13h09
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