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AOC Chambolle Musigny
 
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C’est en 1878 que Chambolle fut autorisé à joindre son nom à celui de Musigny, son climat le plus renommé. Les vins produits sur la commune sont réputés parmi les plus fins et délicats de la Côte de Nuits (la réalité est peut être plus complexe que cela). « Musigny » et « Bonnes-Mares » sont les deux grands crus de Chambolle (les Bonnes-Mares sont à la fois sur Chambolle et Morey-Saint-Denis). Le grand cru « Musigny » produit un peu de vin blanc, monopole du domaine Comte Georges de Vogüé, mais celui-ci est rare et la vigne a depuis peu été arrachée pour être replantée de jeunes pieds de blancs. On y trouve également une vingtaine d’autres climats classés « 1er cru ». Les plus réputés d’entre eux sont : Les Amoureuses, Les Charmes, Les Cras, Les Sentiers, Les Charmes, Les Fuées et Les Baudes.
 
 
Dégustation du 16 mai 2007 : au club l’Epicuvin
 
Domaine Taupenot Merme Chambolle-Musigny 2004
Ce domaine est issu de la division des vignes de la famille Merme, une partie revenant à la famille Taupenot. La robe, rubis, est marquée par sa jeunesse. Le nez est assez intense, exprimant des arômes frais de fraise et de cerise avec quelques notes fumées. L’attaque est tendue, la bouche est fraîche, avec des tanins élégants, mais la finale se durcit vers une amertume marquée. Longueur moyenne. 13.5/20
 
Domaine Confuron-Cotetidot Chambolle-Musigny 2004
Un domaine qui continu de se démarquer par ses méthodes de vinification et notamment par de longs élevages et des cuvaisons pouvant atteindre 2 à 3 mois. La robe est profonde, tendant vers le pourpre. Le nez manque un peu d’intensité et reste assez inaccessible avec de discrètes notes de fruits noirs et de confiture de mûres sauvages. L’attaque est vive et tranchante, les tanins sont puissants et marqués d’amertume avec des notes de craie. Difficile à ce stade, mais à attendre incontestablement. 14/20
 
Une bonne approche du style avec deux Chambolle assez proche aromatiquement par le fruité de la jeunesse et les notes de terroir marqué. Sur le Confuron, la finale laisse même l’impression de « sucer le caillou ».
 
 
Olivier Leflaive Chambolle-Musigny 1999
Robe très claire, cerise. Au nez, bonne intensité aromatique, même si l’ensemble reste fin. Il s’ouvre sur des fruits rouges puis évolue vers des notes réglissées et grillées. L’attaque est ronde, le vin élégant, gourmand, avec du moelleux et des tanins fins et intégrés. Bonne finale longue et fraîche. A maturité 15/20
 
Dominique Laurent Chambolle-Musigny 1999
Négociant et éleveur méticuleux, Domique Laurent continue à faire parler de lui par ses vins, et notamment une gamme de grands crus des plus remarquable. Ce Chambolle parait très évolué, avec de reflets orangés. Le vin s’ouvre sur des notes animales, puis évolue vers un registre de sous bois, de fleurs fanées et de menthol. Attaque fine, avec une matière ronde, fondue et élégante. L’ensemble conserve une belle fraîcheur, donnant à la finale une longue persistance aromatique. 15/20
 
Deux 1999 qui s’opposent par leur style. Chez Leflaive, on ne sort pas des clous, c’est standard, droit et net. Pour D. Laurent, on ressent la patte de l’homme, avec un vin plus personnel, laissant davantage parler le terroir, même si l’on semble avoir quitté les préceptes de l’appellation. Ces deux villages sont aujourd’hui en pleine maturité.
 
 
Louis Latour Chambolle-Musigny 1996
Robe claire, rubis aux reflets cerise, peu évolués. Le nez est complexe et intense, tout en conservant de la finesse. C’est floral, évoluant sur des arômes de boite à cigares, d’épices et de fruits grillés. Attaque franche, bouche équilibrée, soutenue par de la rondeur, de l’ampleur et de la générosité. La finale présente de la fraîcheur, et une grande longueur avec des notes riches et grillées. Belle maturité et belle évolution pour ce vin. 17/20
 
Domaine Leymarie Chambolle-Musigny 1er cru « Les Echanges » 1996
Cette maison, peu connue, est dirigée par un négociant Bordelais d’origine Belge. Ce premier "1er cru" de la soirée est situé à l’Est du village de Chambolle, en limite de l’appellation communale. Tant au nez qu’en bouche le vin se marque d’un boisé peu élégant, les tanins présentent de la fermeté et de l’austérité. La palette aromatique se situe sur des arômes de cèdre, d’épices, de poivre, et de grillé. Un vin banal, un peu brouillon, en recherche de complexité et d’harmonie. 12.5/20
 
Voilà deux 1996 aux antipodes. Avec le Latour, on est monté d’un cran et on commence à vraiment s’imprégner de la personnalité de ce terroir. Leymarie laisse plus perplexe, mais ce vin a divisé. Point d’acidité marquée ou gênante sur ces deux bouteilles.
 
 
Joseph Drouhin Chambolle-Musigny 1997
La robe est rubis, marquée par des reflets marron. Le nez s’ouvre sur des notes animales, sanguines, de jus de viande, puis poursuit une lente évolution vers des arômes torréfiés, de café et de fruits noirs compotés. Beaucoup de finesse en attaque, avec une matière élégante, gourmande, fondue. Grande complexité aromatique, mais la bouche est plutôt en retenue, délicate et avec une finale droite et torréfiée. 16/20
 
Joseph Drouhin Chambolle-Musigny 1er cru 2003
La robe est profonde, pourpre intense. L’effet millésime marque en plein le nez d’arômes sucrés, de fruits mûrs, d’épices douces, de cannelle et de caramel au lait. La bouche est riche, avec du gras et des tanins concentrés, masquant ainsi une acidité moins marquée. Finale longue, toujours sur des notes sucrées de fruits compotés. Un millésime comme ça, ça Chambolle tout !!! 15.5/20
 
Cette célèbre maison Beaunoise, reprise en main par Robert Drouhin, présente deux Chambolle d’un bon niveau. On retiendra une acidité assez basse ou moins marquée, tant sur le 2003 que sur le 1997 ; style de la maison, ou des deux millésimes ?
 
 
Jacques Fréderic Mugnier Chambolle-Musigny 1er cru « Les Amoureuses » 1990
Belle robe aux reflets grenat. Le nez est très intense, dévoilant un millésime de grande maturité, tout en restant sur la retenue. On y décèle des arômes de fruits noirs, mûrs et confiturés, un peu sucrés, puis quelques notes de fruits exotiques et d’écorce d’orange. Le toucher de bouche est sublime, d’une très grande finesse, avec de l’allonge, une puissance anoblie, une fraîcheur dentelée, et une finale longue, sereine et soyeuse. Un peu plus complexe et ce serait parfait. 19/20
 
Jacques Fréderic Mugnier Musigny Grand Cru 1989
Encore une robe qui ne marque son âge que par de légers reflets marron. Le nez conserve quelques notes d’élevage, mais avec beaucoup de finesse, du zan, du pain grillé, évoluant sur le champignon et le confituré. L’intensité aromatique reste moyenne, mais assez complexe. En bouche, encore cette grande finesse de texture, mais avec une forte charpente, bâtie sur des tanins solides, profonds et puissants. La finale est linéaire et sur des notes épicées. 18/20
 
Beaucoup de plaisir à toucher du doigt ces deux crus de grande renommée. En étant vraiment tatillon, on regrettera seulement le manque de complexité aromatique, mais la finesse n’est elle pas la vraie caractéristique de Chambolle ? Dans ce cas, ils reflètent à merveille la personnalité de ce grand terroir.
 
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Une belle brochette ! (source l’Epicuvin)
 
Au repas, un Chambolle Musigny « les Echezeaux » 2000 de la maison Armelle et Bernard Rion a accompagné un Suprême de volaille sauce estragon avec beaucoup d’élégance.
 
 
 
 

Le 30/08/2014 à 18h27
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