Vin Terre Net

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille
Suivez_VTN_sur_twitter 
Envoyer Imprimer
Une trilogie estivale: Trois soirées à la fin aout 2008 pour une série de vins de haute volée.
 

Dégustation du 15 Août 2008 : Tous les vins sont goûtés à l'aveugle et à table sauf précision contraire.

Graasher Himmelreich : JOH JOS PRÜM Riesling Spätlese 2004
Robe brillante, limpide, cristalline. Nez s'ouvrant délicatement sur les agrumes, des notes pétrolées et les fleurs blanches. En bouche, l'attaque est perlante puis la matière se fait douce, laissant poindre une légère sucrosité parfaitement intégrée à la structure. L'ensemble développe des notes de jus de cailloux, autour d'une fine acidité qui donne à la finale, une grande allonge. Superbe équilibre, trame linéaire et plaisir de premier choix! 17.5/20
 
Pouilly Fuissé : DOMAINE FERRET "Les Perrières" 2000
La robe est dorée avec une légère évolution du disque. Evolution que l'on perçoit également au nez, avec une petite trame oxydative sur de la pomme verte tranchée et des fruits secs. En bouche, l'attaque est grasse, la matière ronde sur des arômes exotiques et l'acidité, bien présente donne une certaine allonge à la finale, toujours sur les fruits secs. Le vin a évolué, il faudra penser à le boire. 14/20
  
Macon Chavigne : DOMAINE GUFFENS HEYNEN « Pierre Clos » 2001
Robe dorée soutenue. Le nez parait assez évolué, avec des notes de noisettes grillées, de fleurs jaunes, d’acacia et de citron confit. L’attaque est franche et ample. Le vin développe rapidement une matière grasse et puissante soutenue par un peu de fraîcheur. L’ensemble parait assez travaillé avec des notes grillées, mais manque de complexité. Finale grasse et évoluée. 14.5/20
  
Rosé des Riceys : ALEXANDRE BONNET 2003
Vin connu pour moi. Robe cerise sombre (plus soutenue que le château des Tours commenté plus bas, par exemple) Superbe nez, complexe, de fruits rouges, de griotte, de bonbons « car en sac », de réglisse. La bouche est souple, soyeuse, elle aussi très aromatique, marquée de fruits blancs surmuris et de groseilles acidulées. Belle fraîcheur et beaucoup d'élégance sur une matière qui présente un peu d'évolution. Finale longue et mûre. Une découverte, je dirai même une petite perle. 17/20

VDP de L'Hérault : MAS DAUMAS GASSAC rouge 2006
Vin connu pour moi. Un Daumas qui sombre du coté obscur, avec un nez monobloc, fortement dominé par l'élevage et où le fruit perçu il y a deux mois s'est complètement effondré. Cacao, cèdre, poivron avec peu d'évolution à l’aération. En attaque la matière présente un bon potentiel et une certaine rondeur, mais la finale reste sur des tanins fermes, marqués par un peu d'amertume. Une déception ; je conseille un long carafage. 12.5/20

Bandol : JEAN PIERRE GAUSSENS "Longue garde" 2001
Robe profonde, violacée pourpre. Nez assez extravagant qui s’ouvre sur la volatile, les zestes d'agrumes, le musc et le mentholé. La bouche est d'une belle expression, avec des fruits noirs acidulés, une belle rondeur et de l'énergie. Tanins soyeux, élégants et équilibrés par une belle fraîcheur. Finale aromatique. « Longue garde » porte bien son nom, car le vin possède aujourd’hui un beau caractère sans être toutefois au top de sa capacité. J'ai pensé à un Barral. 16/20

Gigondas : DOMAINE DE LA BOUISSIERE "Le font de tonin" 2001
J’aurai plutôt appelé cette cuvée « le fondu de tanin » tellement la bouche dégage une impression de puissance et de plénitude associée. Le nez présente des arômes mentholés, puis de fruits mûrs, de poivre avec une pointe de truffe. En bouche, la matière se développe avec un toucher soyeux, une trame aromatique et un caractère trempé de vin sudiste. La finale se resserre un peu et il est vrai qu’il ne faut pas laisser le vin se réchauffer trop longtemps dans le verre. Vraiment une belle réussite qui m’a fait partir du coté de Châteauneuf. 16.5/20

Châteauneuf du Pape : CHATEAU DE BEAUCASTEL 1994
Vin connu pour moi. Certainement pas mon plus beau Beaucastel, mais tout de même ! Le nez est peu complexe mais élégant, avec des notes de bois noble, de chocolat fin et délicatement giboyeuses. La bouche se montre d’une belle évolution, le vin est souple, soyeux et fondu. La trame s’exprime à travers les fruits compotés et l’ensemble conserve une belle fraîcheur lui donnant ainsi un équilibre charmeur. Finale douce, sans aspérité. A trouvé son apogée à mon goût. 16/20

VDP du Vaucluse : CHATEAU DES TOURS 2002
Robe grenat clair sans grande densité. A l'ouverture le vin présente des arômes de cacahuète, puis évolue vers les herbes séchées, la violette et le poivre vert. Bouche dominée par une forte acidité qui tranche la matière et laisse apparaître de fins tanins, discret et léger. La finale est assez chaleureuse avec une pointe d'amertume. Très « Rayasien » dans le style. Evolution aromatique vers le clou de girofle. 14/20

Marsannay : DOMAINE BRUNO CLAIR « Grasses Têtes » 2002
Belle robe cerise brillante. Très joli nez s’ouvrant sur les fruits rouges frais, la réglisse, le bourgeon de cassis, quelques fines épices. Le vin fait preuve d’une belle maturité en bouche, avec une texture fine et fraîche, des tanins ronds et séveux, donnant ainsi un peu de mâche à l’ensemble. Longue finale aromatique avec une rétro sur la cerise. Ça aussi c’est très bon ! 16.5/20

VPD de l’Herault : DOMAINE DE LA GRANGE DES PERES 2005
Superbe Grange des Pères, bu en une quinzaine de minutes à trois. Un nez complexe, s’ouvrant sur le musqué, les herbes aromatiques, la gelée de cassis, la tapenade d’olive noire à l’anchois, les épices… L’attaque est franche et fraîche, la matière gouleyante mais aussi structuré et saline. L’ensemble est fin, suave, doux et la finale, intense, appelle un autre verre. Ça parait tellement simple et pourtant l’équilibre atteint ici est grand. 18/20
 
Alsace Pinot Gris : DOMAINE LEON BEYER « Vendanges Tardives » 1994
Un joli nez moyennement intense qui s’ouvre sur le miel, les agrumes confits et le melon. L’attaque grasse et la matière moelleuse laisse peu de place à la complexité aromatique. Le vin manque cruellement de fraîcheur pour se redresser. La finale, trop lourde, tombe courte et brutal. Dommage, mais peut être commence t’il à fatiguer. 12/20
 
 
Une sympathique dégustation où régnait convivialité et bonne humeur. J’ai toujours beaucoup de plaisir avec les vins Allemands. Plus qu’une nouvelle région, plus qu’un nouveau pays, c’est une nouvelle notion d’équilibre que je suis en train de découvrir. Grosse déception avec Daumas Gassac, pourtant goûté il y a deux mois en bien meilleur forme. Je l’avais justement sorti pour faire découvrir un bon Daumas jeune. C’est raté. Par contre, c’est une vraie ola d’aficionados pour le Rosé des Riceys, qui d’ailleurs n’a rien d’un rosé (faut dire aussi que c’est un 2003) dans sa construction. Deux beaux 2001 en Bandol et Gigondas qui nous ont enchanté le palais avec l’accord sur le bœuf en plat principal. Re-décèption avec le Beyer, je m’attendais à un vin plus marqué par l’acidité, mais il est vrai que je n’ai pas beaucoup de connaissance sur les vendanges tardives Alsaciennes. 
 


Dégustation du 18 Août 2008 : Tous les vins ont été servis à l’aveugle et par paire. Les vins n’ont pas été carafés.
 
Côte du Rhône : CHATEAU DE FONSALETTE Blanc 2003
Robe jaune paille, d’intensité moyenne. Nez peu expressif, refermé, laissant poindre quelques notes d’agrumes et de fruits jaunes. Bouche souple, fine, avec une matière enrobée. L’ensemble parait cependant assez fluide et léger compte tenu du millésime et de la région. Seule la finale chauffe un peu. Un beau blanc, agréable, mais qu’on aimerait plus explosif. 14/20
  
Palette : CHATEAU SIMONE 2000
Robe brillante assez clair. Le nez présente des arômes de fruits à noyau, de pêche blanche et de mandarine. L’attaque est douce, la matière souple, peu complexe avec quelques notes florales. Malgré une belle tension, le vin manque d’envergure et de relief. La finale est courte et plate. Le vin pourrait être dans une mauvaise phase de fermeture, mais j’ai le sentiment qu’il manque quelque chose à la structure pour que celui-ci aille plus loin. Mon premier Simone et une grosse déception. 12/20

Puligny Montrachet : DOMAINE JF COCHE DURY  Les Enseigniéres  1999
Robe or soutenu. 1er nez s’ouvrant sur la réduction et l’élevage avec beaucoup d’exubérance. La bouche est ample, grasse, volumineuse, très travaillée et dominée par des notes grillées. Ensemble monolithique, sans véritable expression. Finale de longueur moyenne avec une grosse densité. Je n’ai pas réussi à lire ce vin : Ça donne la sensation d’en mettre plein la vue, mais oublie un peu l’empreinte de son origine. Dommage. 13/20

Chassagne Montrachet PC : DOM. MARC COLIN Les Caillerets 1999
Face à l’exubérance du Coche-Dury, le nez semble éteint, presque absent. Et pourtant, d’élégantes notes d’agrumes, d’ananas et de menthe s’échappent du verre. La bouche fait preuve d’une belle finesse, d’une grande pureté et d’une matière droite et linéaire. Belle équilibre d’ensemble qui, avec une délicate tension intégrée, décline une longue finale élancée, douce et finement grillée. L’antithèse du précèdent. 17/20

Auxey-Duresses : DOMAINE JF COCHE DURY 2004
Le nez s’ouvre sur les herbes aromatiques, du poivre et des fruits rouges acidulés. La bouche parait plus évoluée que son âge, mais fait preuve d’un certain charme avec des tanins ronds, soyeux et assez fins. La trame aromatique reste plus sur le fruit en bouche et la finale décline des notes salines très prononcées. Beau vin dans l’ensemble. 15/20

Volnay Santenots PC : DOMAINE BUISSON CHARLES 2005
Très difficile à noter, tant le vin semble en retrait. Nez fermé, sur les raisins frais et des notes réglissées. Bouche serrée, stricte avec des tanins assez fermes et poudreux. La finale tend à prendre plus d’ampleur, révélant certainement une jolie matière introvertie à ce stade. A attendre incontestablement. 14/20
 
Volnay PC : DOMAINE JF COCHE DURY 1999
Une robe grenat cerise, d’intensité moyenne et évoluée. Joli nez, assez fin, s’ouvrant sur un fruit évolué avec des notes légèrement viandées, du sous bois et du cuir. La bouche, très ronde, semble aujourd’hui en pleine harmonie. Tanins soyeux, intégrés, suaves et trame souple, aromatique et douce. La finale tend à un peu déséquilibrer le vin par son coté chaleureux. Retour sur des notes épicées et évolution vers la cannelle. L’ensemble est élégant, quoi qu’un peu atypique pour la région. J’ai pensé à un Grenache évolué. 16/20

Volnay PC : DOM. DES COMTES LAFON Santenots du Milieu 1999
Deux Volnay 1999 servis ensemble donc. Celui-ci présente une robe plus soutenue, tirant sur le violacé. Le nez présente une intensité moyenne. Il s’ouvre sur des notes animales, musquées et de cerise noir avec une pointe de volatile. La bouche est franche, avec des tanins amples et puissants. La matière est grasse, le grain épais et la trame aromatique dévoilent des fruits noirs associés à des notes d’élevages assez marquées. Finale de longueur moyenne. Regouté le lendemain, le vin est piqué, il est mort. 15/20

Charmes Chambertin GC : DOMAINE CONFURON COTETIDOT 1996
On monte largement d’un cran, malgré ce millésime difficile en Bourgogne. La robe présente une couleur cerise sombre. Le nez est d’une grande complexité avec des arômes de cuir, de ronce, de fruits noirs mûrs, de sous bois et de truffe. La bouche est puissante, avec des tanins présents et au caractère marqué. La matière est dense, elle donne au vin une grande profondeur. A l’aération, le vin se fond, évoluant sur les fruits rouges. Le toucher de bouche se fait plus soyeux, charmeur et tempéré. La finale est longue. L’ensemble présage d’une longue évolution. 18.5/20

Chambertin GC : DOMAINE ARMAND ROUSSEAU 1996
J’ai adoré le Confuron, mais autant dire que j’ai eu du mal à m’y attarder tellement ce Chambertin m’a envoûté. La robe présente une couleur assez évoluée. Ah, quel nez ! D’un charme diabolique, d’une complexité folle, d’une finesse souveraine. On part sur les fleurs séchées, le pot pourri, la boite à cigares, puis on évolue sur les épices douces, le jus de cuisson, le fumé doux. Chaque nez sur le verre est une découverte, une invitation au voyage. La bouche atteint un équilibre suprême d’où rien ne dépasse, toujours très difficile à commenter objectivement : grâce, charme, douceur… La finale donne le frisson quand la queue de paon se mêle à la partie après une longue rémanence parfumée. Exceptionnel ! Seul petit point négatif, le vin semble avoir déjà atteint son apogée, contrairement au Charmes précèdent. 19.5/20

Châteauneuf du Pape : HENRI BONNEAU « Réserve des Célestins » 1988
Superbe robe prenant des reflets acajou. Un nez qui s’ouvre sur des notes marines de coquilles d’huître. Un peu d’aération et il évolue vers la feuille de tabac, le cacao amer, le clou de girofle, les fruits à l’eau de vie. Attaque puissante et grasse, puis la matière décline un superbe toucher, avec un équilibre généreux, des tanins encore bien présents et profonds. Un vin costaud, expressif, avec une finale sur le pruneau. Le lendemain le vin n’a pas évolué, la bouche se faisant seulement plus soyeuse et plus ronde. Certainement immortel. 18/20

Priorat : CLOS MOGADOR 2005 (Catalogne - Espagne)
Servi seul, bouteille découverte. On termine à la foire du trône avec une vaste déclinaison de torréfaction : caramel, nougatine, vanillé, noisette grillé, barbe à papa, bref… Bouche puissante, tannique et solaire, avec malgré tout une finale plutôt ronde. Difficile à noter dans ce contexte. Non noté.

Je sais pas pourquoi, mais je sens que je vais pas me faire des amis ! 13/20 au blanc de Coche-Dury, 12/20 à Simone (voir plus bas)… Bon, clairement je ne dis pas que ce n’est pas bon, je dis seulement que je n’ai pas aimé ou que je ne les ai pas compris. Je regrette seulement que ces si beaux terroirs de Bourgogne, qui sont l’expression noble du vin, soient masqués par le travail qu’impose le vigneron, tel ce Coche-Dury. A revoir bien sûr, pour contredire ce nouvel a priori concernant ces deux domaines. Pour le reste, la dégustation a été d’un très grand niveau (les commentaires et les notes parlent d’eux même) et la série Confuron-Rousseau-Bonneau à été extraordinaire. En blanc, mention spéciale au Chassagne Montrachet de Colin, dans un style qui m’a rappelé la pureté des Meursault de François Jobard. Il n’y a pas dire, mais les grands Bourgogne font beaucoup causer.
 


Dégustation du 20 Août 2008 : Tous les vins ont été servis à l’aveugle et par paire (sauf précision contraire). Les vins n’ont pas été carafés. .

Côtes du Ventoux : DOMAINE DES ANGES « L’archange » 2006
Robe paille. Nez discret s’ouvrant sur les agrumes avec des notes fruitées citronnées. En bouche, l’attaque est vive et fraîche et la matière élégante est plus expressive que le nez. Ensemble assez fin et d’une belle construction. Finale de bonne longueur. Un vin sans grande prétention, mais d’un charme indéniable. 15/20

VDP des Baronnies : DOMAINE LE SERRE CONDORCET « Roussanne » 2004
Robe dorée qui parait assez évoluée. Joli nez, complexe et gourmand, de mousseron, de pierre à fusil et de fruits exotiques. Cette trame aromatique « Chablisienne » est contrariée par une bouche, ample, volumineuse et assez chaleureuse. Légère sensation oxydative, sur une finale moins intense et de longueur moyenne. 14/20

Châteauneuf du Pape : CLOS DES PAPES Blanc 2006
Robe paille à reflets gris. Le nez s’ouvre sur des notes anisées et mentholées, puis évolue sur l’ananas et les fruits jaunes mûrs. L’attaque se fait prometteuse, avec de l’ampleur et de la puissance, puis en bouche la matière semble se resserrer autour d’une belle acidité dominante. Finale chaleureuse avec une pointe d’amertume. L’ensemble ne parait pas encore en place, mais toutes les composantes sont là pour venir s’exprimer avec plus d’harmonie dans quelques temps. 15/20

Condrieu : DOMAINE GEORGES VERNAY  « Coteau du Vernon » 2006
Robe jaune clair intense et brillante. Le nez est monobloc, sans complexité, avec des arômes intense d’abricots, de fruits confit et d’encaustique. La bouche, comme le nez, se pose d’un bloc. Un bloc lourd, gras, sec mais sucrailleux et surtout mou, sans aucune vivacité. C’est un sumotori ce vin ! Longueur moyenne, toujours très aromatique, mais toujours sans acidité. Je n’adhère pas du tout (voir plus bas) 13/20

Pommard PC : DOMAINE DE MONTILLE Les Rugiens 2002
Robe cerise. Un nez qui navigue entre fruit et élevage avec des notes de cerise, de vanillé, de fumé et de cannelle. L’attaque est franche et grasse. La bouche assez ample, déploie des arômes fruités élégants. D’abord en retenue, l’ensemble développe à l’aération un beau caractère, avec des tanins bien intégrés et une texture soyeuse et enrobée. Belle finale, aromatique et soutenue par quelques notes d’élevages. Beau potentiel dans ce vin, déjà fort élégant. 17/20

Chapelle Chambertin GC : DOMAINE PONSOT 2002
Certainement un vin possédant un grand potentiel d’évolution, mais qui aujourd’hui se livre subtilement. Le nez, d’une belle complexité, s’ouvre sur des notes animales, de cuir, puis évolue vers des notes florales et de réglisse. Dans un 1er temps, l’attaque puissante et franche, laisse place à une matière quelque peu austère. Une texture étriquée qui bride la trame aromatique du vin. C’est en s’aérant que le vin dévoile plus de rondeur et de charme, L’ensemble présente déjà une certaine race. A regouter dans quelques années. 16/20

Hermitage : PAUL JABOULET AINE « La Chapelle » 2001
Nez de Syrah typé, avec de la violette, des fruits noirs, du poivre et des notes de fumé de cigare. L’attaque est franche et fraîche et d’une belle introduction. Mais en bouche, les tanins se font plus fermes et un peu durs. Certes, la matière parait très jeune et d’une expression contenue, mais la finale de longueur moyenne est sans grande envergure. Une petite déception pour ce célèbre cru. Connaissant les difficultés de la maison dans les années 2000, espérons qu’il ne s’agisse là que d’une mauvaise phase. 15/20

Hermitage : MAISON DELAS « Les Bessards » 2001
Le nez décline des aromes languedociens de tapenade, de violette et de poivre blanc complétés par quelques notes salines. La bouche présente à ce stade, un équilibre magistral, entre tanins fins et racés, fraîcheur intégrée et contenue, gras soyeux et enrobant. Très ouvert, l’ensemble possède de la profondeur et une trame aromatique intense. Grande longueur, revenant sur des notes salines et douces. 18/20
 
Jurançon : CLOS UROULAT 1988
Vin servi seul. Superbe robe or cuivré intense. Joli nez très complexe, s’ouvrant sur la truffe et évoluant sur les fruits confits, la banane flambée, le zeste d’orange et le sucre roux. Ma première impression me laisse une bouche grasse et sucrée, assez simple. Et puis, en s’y attardant, le vin révèle une superbe tension qui cisèle cette texture douce et sirupeuse, donnant à l’ensemble un équilibre noble et profond. La finale, droite longue et aromatique, est d’une gourmandise et d’une digestibilité remarquable. Les papilles salivent à chaque gorgée, ce vin est superbe ! 18/20

Dernière épisode, également très complet avec un joli choix de vins. De belles découvertes avec les deux blancs situés du coté du Ventoux qui s’en sortent pas mal du tout au milieu des cadors. Les deux Bourgognes 2002, servis ensemble, prouvent que les jeunes bourgognes ont réellement besoin d’aération pour se livrer complètement. J’ai pris un immense plaisir avec le Jurançon. Je goûte très rarement les moelleux, mais celui-ci me laissera un grand souvenir, surtout que, comme je le précise dans mon commentaire, j’ai bien failli y passer à coté. 
Cas « Georges Vernay » : Et de 3 ! Après Coche-Dury et Simone (voir l’épisode 2), c’est Georges Vernay, autre grand domaine réputé, qui subit les foudres des mes humeurs gustatives. Il est évident que je n’aime pas du tout ce style de blanc avec ce type d’équilibre « faussement gras ». La note reflète donc mon analyse et ma perception sur le vin et surtout mes goûts en la matière.
 

Un immense merci à nos hôtes Patrick et Alain, pour leur accueil, leur convivialité et leur générosité !!!
 
 

Le 23/05/2013 à 02h41
Copyright © 2013 Vin Terre Net. Tous droits réservés.
Joomla! est un logiciel libre sous licence GNU/GPL.