Vin Terre Net

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille
Suivez_VTN_sur_twitter 
Accueil Dégustations thématiques Beaujolais Expressions du Beaujolais
Envoyer Imprimer
Expressions d'Origine en Beaujolais
 
exprebojo
 
L'idée de cette association est simple : regrouper le gratin local pour promouvoir les vrais vins qui font honneur au beaujolais. Et aider à faire connaître cette production délaissée, trop. Dans l'ordre de ma dégustation, mais sans prise de notes, donc de tête :

 
DOMAINE DU VISSOUX – Pierre-Marie Chermette
Vins du Beaujolais

A part un blanc 2007 assez savoureux et bien vinifié, sur des flaveurs de raisin croquant, les rouges, non je n'y arrive pas. J'ai trouvé les 2007 (Cœur de Vendanges + Fleurie Garants + Moulin à Vent 3 Roches) trop similaires, assez peu dotés, avec des nez un peu lactiques/primeurs, souples, glissants et c'est tout...  vins trop « simples », trop primairement fruités, pas assez marqués par leurs (grands) terroirs pour les Fleurie et Moulin à Vent.

 
DOMAINE DES TERRES DOREES – Jean-Paul Brun
Vins du Beaujolais
exprebojo2
J'ai largement préféré les vins de Jean-Paul Brun, signés aussi par les vinifications si particulières pratiquées, mais au moins ils avaient du fond, étaient vinifiés avec adresse. Ils sont prêts à boire et invitent franchement à la table : donc bons Fleurie, Moulin à Vent et Morgon 2007. On peut taper dedans. Pas vraiment de vin qui sorte du lot mais des bons canons de plaisir, pour buveurs au sens noble du terme. Noter que Jean Paul est assez discret comme bonhomme mais vraiment sympa. C'est un plaisir de le côtoyer....

 
DOMAINE MICHEL CHIGNARD - Cédric Chignard
Fleurie
exprebojo10
Cédric (le fils de Michel) faisait goûter Moriers 2006, 2007 et Cuvée Spéciale 2005. Que dire... Moriers 2006 est une caresse ; le 2007 un peu plus frais tient la route et démontre l'exigence de ce maître vigneron ; et la Cuvée Spéciale 2005 encore dans les limbes, et pour le moment un peu sur l'élevage, démontre néanmoins une sève et un serré de tanin exemplaire. Quand même sur ces vins, quelle grâce... le maître mot chez Chignard c'est ça, la grâce... ces vins sont gracieux, raffinés, aériens, fins... des Fleurie d'école !

 
CLOS DE LA ROILETTE – Alain Couderc
Fleurie
exprebojo9
Si les Moriers de Chignard sont féminins, La Roilette d'Alain Coudert est masculine, pour schématiser grossièrement. Et je l'aime ce vin ! Au premier coup de nez on le reconnaitrait : ces notes si particulières de terre fraiche, d'épices, de suc de viande, de cuir frais. Un des bouquets les plus originaux du beaujolais, un Fleurie aux arômes de Morgon et à la densité de Moulin à Vent, un vin multiple, mais tellement séduisant ! Pour revenir au détail, j'ai goûté les deux 2007 : la Roilette classique, très typée Roilette donc, avec un corps plus qu'honorable pour l'année, qui se goûte déjà bien ; et la cuvée Tardive, qui est en fait la même avec des vignes plus vieilles, 80 ans (la Roilette classique possède des vignes de 40 ans d'âge moyen). Donc cette cuvée Tardive est un vin énorme, sanguin, riche, texturé, gras, très plein, une sorte de « Super Fleurie » que je verrais bien vieillir 10 ans sans aucun problème. Noter que tous les élevages se font en foudre, avec des mises au printemps (donc peu longs), et toujours pas d'élevage en fût, même si Michel Betanne l'a souvent suggéré à Alain ! C'est je pense un des plus grands terroirs du beaujolais. Et la comparaison avec les Roilette classique et VV de Bernard Metrat devraient être passionnante, sachant que les vignes d'Alain Coudert sont vers le bas du climat, il y a donc un peu plus de sol. Les deux sources font des vins assez différents...
 

DOMAINE DE LA MADONE – Jean-Marc Després
Fleurie

Deuxième dégustation, deuxième fois que je passe complètement à côté de ces vins (NB : à l'époque de la dégustation, je n'ai pas encore gouté la Madone VV, ni le Grille Midi VV). Fleurie tradition 2007 trop peu mûr et dense pour moi, Fleurie fut de chêne prestige 2007 indélicatement boisé pour mon goût, et Fleurie Domaine du Niagara 2007 manquant de « naturel » d'expression, de pureté de fruit. Je ne désespère pas, il faut que je goute cette fameuse Madone VV et le Grille Midi VV !

 
DOMAINE JANIN PERE & FILS – Eric Janin
Moulin à Vent
exprebojo12
Irréprochable, comme d'habitude. Très beau Clos du Tremblay 2007, assez accessible ce jour là et pourtant fort bien doté, assez frais mais dense. Un très bon 2007. Et une preuve supplémentaire de la régularité du domaine. Le 2006 est un poil plus mûr et ample, fort bien constitué, avec des beaux tanins lisses, fins et serrés. Il est encore un peu fermé pour le moment mais il va causer, ne pas s'inquiéter... Je n'ai encore jamais été déçu sur cette cuvée chez eux. Noter que sur ces 2 millésimes présentant des maturités de raisin parfois un peu « sensibles », Eric a égrappé, avec il faut le dire beaucoup d'adresse car les vins sont moins immédiatement austères, sans perdre leur profondeur, un peu à l'image de ce qui a été fait aussi sur les mêmes millésimes chez Desvignes. Très bien regouté aussi la Cuvée Séduction 2005, 100% macération carbo avec un élevage bois bien maitrisé, mieux goutée d'ailleurs qu'il y a 15 mois. Le vin a bien pris forme, il se fait suave, coulant, bien construit, sans doute plus accessible à la même époque que le Clos du Tremblay de la même année. Je dis et redis mon amour pour ces vins, ce domaine, et le plaisir toujours renouvelé de discuter avec Éric, un gars d'une gentillesse et d'une humilité rare !

 
CHATEAU DES JACQUES – Guillaume de Castelnau
Moulin à Vent & Morgon
exprebojo8
Ne touchez pas aux 2005 des Jacques ! A la limite le Côte du Py est encore assez accessible avec sa très belle enveloppe et son velouté hédoniste, mais le Grand Carquelin était ce jour là complètement sur son élevage, inversement à 15 mois plus tôt où il explosait de fruit. C'est typique des grands 2005 « élevés » en ce moment. Noter que derrière l'élevage, ce Carquelin fait tout de même montre d'une ampleur et d'une vinosité considérable, pour ne pas dire énorme. Je ne sais pas ce que ça va donner dans 8-10 ans mais j'ai bien peur que ça fasse des grands vins ! Pour la bonne bouche et parce qu'il savait que ses 2005 seraient un peu rudes, Guillaume de Castelnau avait amené un Carquelin 1999 qui est aujourd'hui à son apogée, type vieux Chambolle à ravir, avec une belle finesse et un bouquet complexe de tabac brun, de vieux cuir et de fleur séchées. C'est très bon, mais je continue de penser que les derniers millésimes – notamment 2005 – seront encore supérieurs à tous points de vue.

 
DOMAINE MARCEL LAPIERRE
Morgon
 
Belote, re-belote, et dix de der. Je n'y arrive pas, c'est comme ça, je n'y arrive pas. J'ai discuté un peu avec Marcel, il est sympa, bonhomme, mais ses vins ne me causent pas. Ses deux 2007 (Morgon et Morgon VV je crois) avaient une forte odeur médicinale (Suze/menthol), les matières étaient bien sans plus, et donc au final je n'accroche pas... Ça ne me parle pas mais alors pas du tout... Je trouve l'expression et expressivité de ses vins très limitée, linéaire. Ils devraient pourtant se gouter « vivants » vu leur école de production, mais là franchement, aucune vibration, je ne ressens rien. Pourtant j'y ai mis du mien. Ce que je ne comprends pas c'est qu'en plus, ses vignes sont superbes et superbement tenues aux dires de ses confrères. Sont-ce ses vinifs qui « simplifient » trop ses vins ? Suis je si fermé que ça au sans soufre ? Je ne crois pas car j'ai aimé les vins de Jean Foillard que j'ai goutés juste après, et j'apprécie aussi ceux de Christian Ducroux. Les autres vignerons de la « secte », c'est plus rare me direz vous... Pourra pas dire que je ne fais pas preuve d'une volonté d'ouverture... mais quand ça ne veut pas.

 
DOMAINE JEAN FOILLARD
Morgon
exprebojo2
Seulement deux vins, mais j'ai aimé ! Un vrai bon Py 2007, tout en élégance, avec surtout beaucoup d'harmonie dans le déroulé de tanins. Un Morgon suave, féminin, mais pas maigre, un vin d'esprit qui ne tombe pas dans la mièvrerie, bon à boire immédiatement. Le nez est un peu marqué par l'année, mais c'est beaucoup moins dérangeant que chez Lapierre. Je lui ai posé la question de l'emplacement de ses vignes car je croyais qu'il n'avait que des expositions Ouest, mais il a aussi des vignes au levant et plein Sud. Puis le « petit Jean » - comme on l'appelle - faisait gouter son TT 3.14 2004, millésime pas facile et qui sur cette cuvée s'en sortait avec les honneurs, il faut bien le dire. Le nez était un peu marqué par l'année (léger terreux/vert), mais en bouche c'est tout le charme d'un beau Py prêt à boire, doté d'une belle sève et d'un volume plus que correct, vraiment bon, du plaisir à boire. Jean est vraiment un type super, très simple, réfléchi, posé. Pour moi c'est LUI le vrai « descendant » de Jules Chauvet, celui qui réussit le mieux les vins avec de la spiritualité, du parfum, peu d'alcool... Christian Ducroux aussi, évidemment... au risque de me répéter.

 
DOMAINE LOUIS-CLAUDE DESVIGNES – Claude-Emmanuelle & Louis-Benoît Desvignes
Morgon
exprebojo1
Voilà des jeunes gens heureux de faire du vin ! Et du bon vin ! Toujours un ravissement de rencontrer le frère et la sœur, enthousiastes, complètement décomplexés. Et il se passe des choses chez Desvignes ! Depuis 2006 on égrappe, plus ou moins, en fonction de la maturité des raisins, du millésime, des parcelles, de la nature du plan, bref, on s'adapte. La tradition moderne, ou la modernité traditionnelle. Un seul leitmotiv, faire aussi bon que possible sans perde la typicité. Donc les vins perdent progressivement le côté austère, voire raide, qui pouvait les caractériser dans la jeunesse pour gagner en accessibilité, sans perdre le légendaire fond qui a fait la réputation du domaine. Là qu'on voit que faire du vin n'est pas un processus figé dans le temps et qu'il est toujours possible de moduler un certain nombre de facteurs pour coller à l'époque. Et qu'il est possible de faire ça sans vendre son âme au diable ! Et les vins ? Un Py 2006 très mûr (limite surmaturité mais le vin n'est pas lourd, au contraire), qui sent la violette et le pain d'épices comme une syrah nord-rhodanienne, impossible de dire gamay sur les arômes, je défie quiconque à l'aveugle. Beaucoup de volume, de souplesse, de gras, de plaisir, un Py hédoniste ! Complètement immédiat, qu'on peut déjà ouvrir. On voit d'ailleurs bien la différence entre un vin égrappé comme celui-ci et le Py de Jean-Marc Burgaud par exemple, vinifié en grappes entières, l'égrappage apportant plus de souplesse et d'amabilité immédiate. Il sera passionnant de comparer ces deux vins à la fois différents et semblables au vieillissement, sachant que Jean-Marc a du ramasser plus tôt. Pour en revenir à Desvignes et au second vin en dégustation ce jour là, le Javernières 2006 était beaucoup plus discret sur le plan aromatique et plaisir immédiat, mais par compte quelle belle trame tannique, belle profondeur, tout ça corseté dans de petits tanins parfaitement extraits. Pour l'instant il est sensiblement plus ferme et fermé que son cousin de terroir, mais j'y ai entrevu de très belles choses. Pour moi ça reste la spécialité de la maison, bon an mal an. Les vignes sont si vieilles en plus, lui laisser du temps...

 
DOMAINE DE LA CHANAISE – Dominique Piron
Morgon & Chénas
exprebojo7
Depuis 2008, c'est désormais Kristine, la femme de Dominique, qui vinifie. Mais les millésimes goutés ce jour n'étaient pas encore passé entre ses délicates mains. Donc j'ai gouté quoi de bon ? Un beaujolais blanc 2007 très savoureux, typique de ce qu'il était possible de faire cette année, à savoir du bon chardonnay mûr et frais ; on ne dépasse pas un variétal bien maitrisé mais c'est bon, pas maigre, on en boirait ! Élevage principalement cuve et un peu de fût aussi pour compléter et arrondir tout ça. S'en est suivi un Py 1999 pleinement à boire, assez évolué, ayant déjà basculé dans le tertiaire, on quittait le kirsch pour se poser sur un tapis de feuilles mortes, au fond du bois. Bouche souple, fondue, vinosité moyenne, à boire sans tarder. Puis j'ai regoûté le Chénas Quartz 2005 et c'est toujours aussi grand, riche, doté, musclé, rhodanien. J'ai beaucoup aimé, même si ce n'est pas le meilleur moment pour le goûter. Un seul souhait, qu'il tienne ses promesses et vieillisse lentement et harmonieusement. Mes récentes déceptions avec la version 2003 et 2004 m'invitent à la prudence.

 
DOMAINE JEAN-MARC BURGAUD
Morgon
  
Regoûtés : le Régnié 2007, le Py 2007 et James 2006. Régnié toujours aussi délicieux et « buvable ». Py 2007 très classique, frais, tramé. Et James 2006 is still a big baby. Wait before drinking... Je n'épilogue pas, nous avons déjà beaucoup écrit sur le domaine.

 
CHATEAU THIVIN – Claude Geoffray
Côte de Brouilly
exprebojo4
Toujours un plaisir de côtoyer Claude, souriant, discret. 3 vins au programme : son Beaujolais blanc 2007, toujours aussi délicieux, assez gras, sans lourdeur, très harmonieux, un vin que j'aime vraiment. Puis vint un Zaccharie 2006 de grande constitution, encore dans les limbes mais doté d'une profondeur superbe, corsé et tabacé comme un grand côte de brouilly qu'il sera, bâti sur des tanins fins et serrés, toujours un peu salins comme souvent sur ce terroir, saveur réglissée, ça va envoyer dans les années qui viennent ! Servez le à 16°, pas en dessous. Et carafer pour boire aujourd'hui, même si selon moi c'est une absurdité de boire ça si tôt. Tout est fait pour la garde dans ce vin, de la culture à l'élevage... pourquoi le sacrifier avant qu'il ait eu l'âge de raison et donc la capacité de délivrer toute son originalité ? Bon, puis un monument Beaujolais est tombé dans mon verre : Côte de Brouilly La Chapelle 2000. Amateurs de Côte Rôties accrochez vous : j'ai véritablement, et à tous points sensoriels, l'impression de goûter une belle syrah évoluée, tout y est : l'élégance, la fraicheur, la finesse du grain, la trame, la violette, le pain d'épice, le côté sanguin, le raffinement, que c'est grand ! Si j'avais pu, j'aurais embarqué la bouteille pour la faire goûter à des sceptiques... à l'aveugle ! Qui sait que des merveilles comme ça existent ? Ça ne vaut même pas 100 francs (15 euros) au domaine ! Sols de schistes bleus, expo plein sud, pleine pente, super vigneron, vieilles vignes, récolte à pleine maturité, très beau millésime, si ça ça fait pas du grand vin beaujolais ?! Bravo Claude !!

 
CLOS DE HAUTE COMBE – Vincent Audras
Juliénas
exprebojo6  
J'en avais déjà entendu parler et je n'ai pas été déçu : sacré personnage et surtout sacrés vins ! Un type épatant, réfléchi, intéressant, qui « pense » tout de A à Z. Du système de plantation de ses vignes (il a réhabilité sur une partie de son exploitation la culture en Lyre, depuis le début des années 1990, en allant évidemment à l'encontre de l'INAO) à ses habillages de bouteilles, et leur forme. Pour en revenir à cette histoire de vignes en Lyre, il a une seule cuvée issue de vignes conduite comme cela, déclassée en VDT évidemment ; et la raison du choix de ce mode de taille est la suivante : suite à des problèmes de ravinement liés aux intempéries et fortes pentes de Juliénas, il en a souhaité repenser totalement la façon de cultiver la vigne, et découvert que c'était un mode de culture très bien adapté à son terroir et au gamay. Donc il a franchi le pas. Toujours est il que cette fameuse cuvée de vignes en Lyre (Variation), je ne l'ai pas goutée cette fois ci, mais j'ai tasté deux autres vins, et quels vins ! Un Juliénas Nobilis 2006 (ultime tirage du millésime) tout en densité avec un tanin fondu, un coulant, une concentration et une énergie superbes ! Et un Juliénas 2005 Cuvée Prestige VV (élevage sous bois) énorme de constitution, aux tanins fins, denses et serrés, une sacrée belle bouteille qui va sûrement vieillir bien et longtemps. La concentration naturelle de ces vins m'a épaté. Je lui ai demandé ses rendements ? Entre 30 et 40hl/ha ! Il est urgent que je passe le voir !

 
Pas pris le temps de goûter CHATEAU DE LA CHAIZE en Brouilly.
 

En Conclusion : une preuve supplémentaire de la grandeur possible des meilleurs terroirs, vignerons et vins de la région... je le savais déjà mais le répète une énième fois, j'arrive encore à être surpris... ce beaujolais, quel potentiel ! Sur l'association à proprement parler, évidemment que je trouve que c'est une excellente initiative, comment pourrait il en être autrement ? Je souhaite que ce groupement soit pérenne et fasse le plus de bruit possible : qu'il soit connu et découvert par un maximum de prescripteurs ; que des dégustations nombreuses soient organisées avec des grands pros, y compris à l'aveugle en introduisant des grands pirates rhodaniens et bourguignons ; il faut aussi créer un site internet et l'animer ; contacter la presse étrangère ; organiser des événement aux USA, au Japon, en Europe, partout... tout cela prendra des années et demandera du temps et des efforts considérables, mais c'est la seule voie pour qu'une reconnaissance durable voit enfin le jour ! Et cela sera tellement justifié...
 
 

Le 15/02/2012 à 02h31
Copyright © 2012 Vin Terre Net. Tous droits réservés.
Joomla! est un logiciel libre sous licence GNU/GPL.